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Financement électoral : le DGE invite les étudiants à respecter la loi

Des manifestants dans les rues de Montréal, mercredi soir.

Des manifestants dans les rues de Montréal, mercredi soir.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Si les associations étudiantes actuellement en grève veulent faire tomber le gouvernement libéral de Jean Charest, elles devront le faire dans le respect des lois du Québec en matière de financement électoral.

Cet avertissement leur a été lancé par le Directeur général des élections du Québec, après que les associations étudiantes eurent manifesté publiquement leur intention de contribuer à une défaite du gouvernement Charest lors du prochain scrutin.

Plus tôt cette semaine, La Presse Canadienne a révélé que les associations étudiantes du Québec avaient reçu des dizaines de milliers de dollars en dons de la part de syndicats établis au Québec, mais aussi à l'extérieur de la province.

Et au moment où le conflit s'éternise, l'argent continuerait d'affluer.

De tels dons laissent planer la possibilité que des fonds issus d'autres provinces canadiennes servent, indirectement, à couvrir des activités à visée politique au Québec - où la loi prescrit des règles très strictes : des dons individuels ne pouvant pas dépasser 1000 $ et des limites quant aux sommes d'argent que peuvent dépenser les candidats, notamment.

Peu importe d'où provient l'argent, les associations étudiantes devront respecter la loi provinciale en matière de financement électoral, a indiqué un porte-parole du DGE.

« Nous les avons contactées, et nous leur avons expliqué les règles - nous les leur avons rappelées », a confirmé Denis Dion. « Notre objectif n'était pas de les empêcher de s'exprimer. Le but était de nous assurer qu'elles respectent la loi. »

Le premier ministre Jean Charest doit déclencher des élections avant la fin de 2013, mais de nombreux observateurs s'attendent à ce qu'il aille de l'avant d'ici l'automne 2012.

La popularité de M. Charest en a pris un coup au cours des récentes années, en raison d'allégations selon lesquelles le Parti libéral du Québec a maintes fois violé les lois provinciales en matière de financement électoral.

Mais voilà que M. Dion affirme que le DGE a communiqué avec les représentants de la Fédération des étudiants collégiaux du Québec (FECQ) et de la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ) après qu'ils eurent procédé à une annonce commune en mars.

Les deux associations ont dévoilé les grandes lignes d'une opération antilibérale durant la prochaine campagne électorale. Elles ont réitéré leur intention pendant une participation à l'émission Tout le monde en parle.

Parce que le Parti libéral a ignoré leurs demandes, ont expliqué leurs représentants, les associations étudiantes ont promis de cibler le PLQ à une période où elles croient que les politiciens seraient le plus à l'écoute : pendant une campagne électorale.

Dans le cadre de ce plan d'action, les associations étudiantes délégueraient des bénévoles dans dix circonscriptions représentées par des libéraux, où ils cogneraient aux portes des citoyens et distribueraient des dépliants promotionnels.

Les circonscriptions ont été choisies avec soin afin d'attaquer des régions où les libéraux seraient le plus vulnérables. Les associations étudiantes ont également manifesté l'intention de produire des vidéos et d'offrir un site web avec l'objectif de vaincre le PLQ.

Mais les lois électorales du Québec exigent que toute dépense soit autorisée par un agent officiel.

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