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Conflit étudiant : la CAQ veut des élections, le PQ des négociations

François Legault et Éric Caire

Radio-Canada

Alors que des milliers de personnes manifestent à Montréal pour souligner le 100e jour du conflit étudiant, François Legault somme le premier ministre d'annoncer la date des prochaines élections, tandis que Pauline Marois appelle Jean Charest (Nouvelle fenêtre)à négocier avec les étudiants.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) estime que la tenue d'élections est la seule façon de dénouer l'impasse dans laquelle se trouve le conflit étudiant.

Selon M. Legault, le gouvernement a perdu la légitimité nécessaire pour diriger le Québec et n'a plus d'autre choix que d'appeler les Québécois aux urnes pour faire baisser la pression sociale au Québec.

Le chef de la CAQ, qui convient qu'il n'est pas coutume de tenir des élections en été au Québec, estime que M. Charest doit à tout le moins s'engager à tenir des élections le plus tôt possible à l'automne.

Le PQ invite Jean Charest à s'asseoir pour négocier avec les étudiants

La chef de l'opposition officielle, Pauline Marois

La chef de l'opposition officielle, Pauline Marois

À l'Assemblée nationale, mardi après-midi, la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, a invité le premier ministre à s'asseoir et à négocier lui-même avec les étudiants. Selon elle, c'est la seule façon de mettre fin au conflit.

« [Le premier ministre n'a pas pris] cinq minutes pour s'asseoir avec les étudiants. S'il croit que sa solution passe par les lois spéciales, j'aimerais bien qu'il nous en fasse la démonstration. Comment va-t-il nous sortir de là? », a demandé Mme Marois.

« Ce serait plus encourageant si la chef de l'opposition officielle prenait un dixième de son temps et de ses efforts pour dénoncer les gestes d'intimidation et la violence », a répliqué le premier ministre.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest

Le premier ministre du Québec, Jean Charest

« Nous avons toujours dénoncé la violence, et malgré que [la loi 78] soit une très mauvaise loi, nous pensons cependant qu'on doit la respecter », a répondu la chef péquiste.

Par ailleurs, le premier ministre a affirmé mardi que la ministre de l'Éducation avait le mandat de rester en contact avec les étudiants et que la porte était toujours ouverte aux discussions, des propos repris lors de la période de questions en après-midi par Michelle Courchesne elle-même.

« On sera toujours à la table de négociation si les étudiants veulent bien y adhérer. Depuis jeudi dernier que nous sommes en tentatives de communication avec eux, et je réitère que nous aurons toujours ce nécessaire dialogue. J'ai toujours pensé que c'est autour d'une table qu'on trouve des ententes », a dit Mme Courchesne.

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a toutefois déclaré en entrevue, mardi après-midi, n'avoir reçu aucun appel de la ministre. Un porte-parole de la CLASSE a aussi dit à Radio-Canada ne pas avoir eu d'appel de de la ministre.

Par ailleurs, le ministre de la Sécurité publique du Québec, Robert Dutil, a répliqué lors d'un point de presse aux critiques qui se multiplient contre la loi 78.

M. Dutil estime que les articles 16 et 17 de la loi 78 sont conformes à la Charte des droits et libertés. Il a aussi cité des cas de villes dans le monde où les manifestations sont encadrées par des lois du même genre.

Mais il a précisé que les citoyens pouvaient contester la loi auprès des tribunaux.

Le mouvement de grève des étudiants, d'abord centré sur la question des droits de scolarité, se transforme en une contestation plus répandue du gouvernement.

Ce dernier a tenté de rétablir l'ordre sur les campus et dans les rues de la métropole avec l'adoption d'une loi spéciale, la loi 78, qui vise à mettre fin au conflit étudiant. Le problème est ainsi remis à l'automne, lors de la reprise prévue des cours, pendant que les tensions sociales persistent.

Avec les informations de La Presse canadienne

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