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L'AIEA annonce un accord avec l'Iran, Washington et Israël sceptiques

Le négociateur en chef iranien Said Jalili (à droite) avec le chef de l’AIEA Yukiya Amano à Téhéran le 21 mai
Le négociateur en chef iranien Said Jalili (à droite) avec le chef de l’AIEA Yukiya Amano à Téhéran le 21 mai Photo: AFP / Hamed Jafarnejad
Radio-Canada

Les États-Unis et Israël accueillent avec réserve un accord sur le programme nucléaire iranien, annoncé mardi par le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Après une visite d'une journée à Téhéran, le directeur général de l'agence, Yukiya Amano, a annoncé que les deux parties se sont mises d'accord sur une « approche structurée » visant à lever les incertitudes sur la nature du programme nucléaire iranien.

Sans donner de date ni de détails, M. Amano a indiqué que l'accord sera signé prochainement. Il a qualifié la décision de « développement important ».

Pour la Maison-Blanche, cette annonce est « un pas en avant », mais elle prévient qu'elle jugera « le comportement de l'Iran sur la base de ses actes ».

La présidente de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine, Ileana Ros-Lehtinen, quant à elle, n'en croit pas un mot et qualifie le projet d'accord de « promesses vides ».

Israël n'a pas tardé aussi à réagir. Son ministre des Finances, Youval Steinitz, a déclaré que son gouvernement était « assez soupçonneux » face à ces développements.

Rencontre majeure à Bagdad

Cette annonce intervient à la veille d'une importante réunion sur la question à Bagdad entre les représentants iraniens et le groupe dit 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne et l'Allemagne).

Les pourparlers de Bagdad auront lieu dans un climat tendu, en raison de l'option militaire contre Téhéran prônée par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.

« L'Iran cherche toujours à détruire Israël et menace la paix mondiale », a déclaré lundi M. Nétanyahou, en plaidant pour que les négociateurs ne fassent « aucune concession à l'Iran ».

Le Conseil de sécurité de l'ONU a accru les pressions sur l'économie iranienne par une succession de sanctions, visant à pousser l'Iran à renoncer à son programme nucléaire. Mais cette médecine n'a pas donné les résultats escomptés.

L'Iran a, au cours des trois dernières années, élargi l'éventail de ses activités nucléaires, se mettant même à enrichir de l'uranium à 20 %.

Lors de la rencontre de Bagdad, les grandes puissances devraient tenter de convaincre l'Iran de suspendre son enrichissement à 20 % et de se soumettre à des visites plus poussées de l'AIEA par la mise en oeuvre du protocole additionnel du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

De son côté, l'AIEA souhaite que Téhéran apporte des réponses au rapport qu'elle a publié en novembre, dans lequel figure une série d'éléments indiquant que l'Iran a travaillé à la mise au point de l'arme atomique jusqu'en 2003.

Pour sa part, l'Iran espère un allègement des sanctions en échange de concessions.

L'AIEA enquête depuis plusieurs années sur le programme nucléaire de l'Iran, soupçonné par les puissances occidentales et Israël de vouloir se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran dément.

Avec les informations de Agence France-Presse

International