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Le Nouveau-Brunswick surveille un insecte menaçant

Tordeuse du bourgeon de l'épinette

La chenille de la tordeuse du bourgeon de l'épinette mange les aiguilles des sapins et de l'épinette.

Radio-Canada

L'industrie forestière du Nouveau-Brunswick appréhende une nouvelle invasion de la tordeuse du bourgeon de l'épinette.

L'insecte est très répandu dans plusieurs régions du Québec, et il pourrait envahir bientôt les forêts de la province voisine.

« On n'a pas à craindre au moment, mais on sait que ça va augmenter. Il y a une infestation au Québec de façon très grave. C'est parmi les plus graves qu'ils n'ont jamais vu », affirme Mark Arsenault, président-directeur général de l'Association des produits forestiers du Nouveau-Brunswick.

La tordeuse du bourgeon de l'épinette a déjà été repérée récemment dans les forêts du Madawaska.

Selon Martin Béland, professeur à la Faculté de foresterie de l'Université de Moncton à Edmundston, l'émergence de cet insecte est cyclique et normale.

« Cet insecte est tout à fait naturel dans nos forêts. Ce n'est pas l'homme qui a amené ça. Ça fait partie de la dynamique naturelle de la forêt. Pour la forêt en tant que telle, ce n'est pas mauvais. C'est pour l'industrie que ça peut causer parfois des dommages et des pertes économiques », explique Martin Béland.

Les deux tiers des forêts du Nouveau-Brunswick sont composés de conifères, notamment le sapin et l'épinette.

Mark Arsenault affirme qu'il n'y aura pas d'épandage d'insecticides cette année. Si c'était le cas, la facture serait salée pour les membres de l'industrie et le gouvernement. « Durant les années 80 et 90, c'était 6 $ à 8 $ par acre. Puis, maintenant, ça peut être aussi élevé que 38 $ à 42 $ », précise-t-il.

Martin Béland comprend que l'industrie veuille prévenir une infestation, mais il ne recommande pas d'éliminer la tordeuse. « Si du jour au lendemain on éliminait complètement la tordeuse, ça m'inquièterait. Je trouverais ça dommage parce que ça fait partie de la dynamique de la forêt depuis des milliers d'années », ajoute-t-il.

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