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Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds

Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) refuse de se soumettre à la loi 78 adoptée vendredi à l'Assemblée nationale pour mettre fin à la crise étudiante.

« Déjà, des milliers de citoyens et de citoyennes ont annoncé leur intention de défier la loi, mais en date d'aujourd'hui, aucune organisation n'a jusqu'à maintenant eu le courage de parler en leur nom. Aujourd'hui, la CLASSE assume ce rôle », a déclaré son porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois lors d'un point de presse lundi.

Selon la CLASSE, cette loi spéciale constitue une attaque frontale aux droits fondamentaux et inaliénables que sont la liberté d'expression, d'association et de manifestation.

« Cette loi, pour nous, doit être bloquée. Dans une situation d'injustice, l'inaction est synonyme de complicité. Se soumettre à cette loi, c'est l'accepter. Accepter cette loi, c'est sanctionner son contenu », a affirmé l'autre porte-parole de la Coalition, Jeanne Reynolds.

L'association étudiante a du même coup annoncé le lancement du site Arretezmoiquelquun.com et invite les citoyens à y afficher publiquement leur intention de désobéir à la loi 78. À 21 h 30, plus de 1770 personnes avaient déjà répondu à l'invitation.

« Si le gouvernement veut s'en prendre à la CLASSE, à ses élus et à ses porte-parole, il devra s'en prendre à tous ceux et celles qui signeront cette déclaration en ligne disponible pour les forces policières. Cela ne fera que démontrer le caractère absurde et inapplicable de cette loi », a poursuivi Gabriel Nadeau-Dubois.

Désobéissance non violente

En entrevue à RDI, le porte-parole a précisé que la CLASSE dénonçait les violences qui ont été commises lors des manifestations. « Quand on voit des gens qui s'en prennent physiquement à d'autres individus, c'est toujours des gestes inacceptables qu'on condamne et qu'on ne supporte pas, et l'annonce qu'on a faite aujourd'hui, c'est tout sauf un appel à ce genre de gestes », a-t-il dit.

L'appel qu'on lance aujourd'hui, c'est un appel à jouir de ses droits fondamentaux qui sont de manifester sans permis si l'on veut. Et c'est ce que brime la loi 78. Ça n'a rien à voir avec certains dérapages qui ont pu avoir lieu dans les dernières semaines.

Gabriel Nadeau-Dubois

Les leaders étudiants appellent également à la poursuite de la mobilisation. Les associations étudiantes affiliées à la CLASSE tiendront des assemblées générales pour que les étudiants puissent voter pour ou contre la reconduction de la grève jusqu'à la reprise des cours, au mois d'août. Une deuxième ronde d'assemblées générales aura lieu lorsque la session reprendra. « Les moyens nécessaires seront pris à ce moment-là pour faire respecter les mandats de grève votés démocratiquement », d'ajouter M. Nadeau-Dubois.

Ce n'est pas avec une loi spéciale que l'on tuera la mobilisation citoyenne. C'est le message qu'envoie aujourd'hui la CLASSE.

Jeanne Reynolds

La loi 78 restreint notamment le droit de manifester. Elle exige aussi que les organisateurs d'une manifestation d'au moins 50 personnes dans un lieu public fournissent leur itinéraire à la police au moins huit heures à l'avance.

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