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La loi spéciale soulève l'indignation

Leaders syndicaux et étudiants
Radio-Canada

Les fédérations étudiantes, les grandes centrales syndicales, le Barreau du Québec ainsi que le Parti québécois et Québec solidaire ont vertement décrié le projet de loi spéciale du gouvernement Charest destiné à mater le mouvement de grève des étudiants en cours depuis la mi-février.

Selon les leaders des associations étudiantes, qui se sont exprimés jeudi soir, le projet de loi va à l'encontre des chartes des droits et libertés du Québec et du Canada.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) demandent à la population d'appuyer une éventuelle requête en nullité qui sera déposée pour contester la loi spéciale. Les opposants sont invités à soutenir cette démarche sur le site Internet loi78.com. Selon la FECQ, 72 000 personnes ont appuyé la démarche jusqu'à maintenant.

De son côté, le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, a indiqué qu'il n'était pas exclu que son organisation appelle à désobéir à la loi spéciale. Il a indiqué que les manifestations se poursuivront.

Le chef du parti Québec solidaire, Amir Khadir, a abondé dans le même sens vendredi, appelant la population à « réfléchir à la possibilité de désobéir à cette loi de manière pacifique ». Québec solidaire s'engage à invalider cette loi et appuie le recours légal pour une requête en nullité de la loi, a ajouté M. Kadhir.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a affirmé quant à elle que le projet de loi proposait de « violer les droits d'associations et la liberté d'expression » et l'a qualifié « d'ignoble ». Les députés indépendants Lisette Lapointe et Pierre Curzi, ainsi que Jean-Marie Aussant, d'Option nationale, ont aussi dénoncé le projet de loi.

Vendredi, le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Michel Arsenault, le président de la Centrale des syndicats nationaux (CSN), Louis Roy, et le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, ont dénoncé à l'unanimité le projet de loi spéciale, parlant d'une dérive autoritaire de la part du gouvernement.

Vendredi matin, le bâtonnier du Québec, Me Louis Masson, a affirmé que le projet de loi porte atteinte « aux droits constitutionnels et fondamentaux des citoyens ». Selon lui, l'ampleur des limitations prévues aux libertés fondamentales n'est pas justifiée pour atteindre les objectifs visés par le gouvernement.

De nombreuses autres organisations ont signifié leur opposition au projet de loi, notamment le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC), la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) et des syndicats de chargés de cours à l'université, ainsi que l'organisme Amnistie internationale.

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