ICI Radio-Canada

Vous naviguez sur le nouveau site

Aide à la navigation
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Loi spéciale : les syndicats furieux

Le compte-rendu de Josée Thibeault
Radio-Canada

Les présidents des syndicats du Québec et des fédérations étudiantes ont dénoncé à l'unanimité le projet de loi spéciale du gouvernement de Jean Charest pour mettre fin au conflit étudiant.

Michel Arsenault, président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), a déclaré de prime abord que « le gouvernement a choisi la matraque au lieu de la négociation ».

M. Arsenault a indiqué que les syndicats avaient invité le gouvernement à négocier avec les étudiants depuis décembre 2010. Mais, selon lui, en tout et pour tout, le gouvernement a « négocié 22 heures » avec les étudiants.

Le président de la FTQ a ironisé sur la hausse des droits de scolarité se demandant comment aurait réagi le gouvernement si les syndicats avaient demandé une augmentation de 82 %.

Selon M. Arsenault, cette loi spéciale exprime « la hargne » du gouvernement libéral, qui veut bâillonner les syndicats.

De son côté, le président de la Centrale des syndicats nationaux (CSN), Louis Roy, a qualifié la loi spéciale de « pitoyable ».

Il a indiqué que les syndicats allaient procéder à des recours juridiques contre cette loi. Mais il a précisé qu'il recommanderait à ses membres de manifester, car, selon lui, « défendre un droit n'est pas désobéir ».

« C'est une loi pitoyable écrite par des mononcles impuissants, impuissants surtout à comprendre une génération qui va finir par les bouter dehors », a-t-il tonné.

Par ailleurs, M. Roy a affirmé que les enseignants se sentent insultés. « Il n'est pas question qu'ils [les enseignants] collaborent avec les policiers », a-t-il dit.

« On se rapproche d'un État totalitaire », a déclaré M. Roy.

Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, a déclaré qu'il n'a jamais vu « une loi aussi perfide ». La loi spéciale, selon lui, est « digne d'une république de banane ».

La CLASSE n'exclut pas un appel à la désobéissance

Le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, a indiqué qu'il n'était pas exclu que son organisation appelle à désobéir à la loi spéciale. Il a indiqué que les manifestations se poursuivront.

« Quand les lois deviennent injustes, il faut désobéir », a-t-il déclaré.

De son côté, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Léo Bureau-Blouin, a affirmé que 10 000 personnes ont signifié à son organisation qu'elles étaient prêtes à contester la loi spéciale.

Politique