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Entrée en bourse en demi-teinte pour Facebook

Le reportage de Maxime Bertrand

Le premier jour de cotation de Facebook sur le Nasdaq n'a pas donné lieu à la flambée du titre qu'anticipaient certains observateurs. À la clôture de la séance, l'action gagnait un maigre 0,61 %, à 38,23 $, par rapport à son prix de départ.

À titre comparatif, le site de réseautage professionnel Linkedln a clôturé sa première séance boursière en hausse de 109 % et l'éditeur de jeux vidéo pour réseaux sociaux Zynga, en baisse de 5 %.

À l'ouverture de la séance, le titre Facebook enregistrait un gain de 13 %, à 42,99 $US. Le cours a ensuite connu des fluctuations, mais n'est jamais descendu sous le seuil de son niveau d'introduction, à 38 $US.

Alors que nombre d'analystes avaient prédit une entrée fracassante, la retenue des investisseurs a été accueillie avec une légère déception. « La réaction est un peu moins bonne que nous l'avions espérée », a commenté Gerard Hoberg, professeur de finances à l'université du Maryland. Il estime plus habituelle une augmentation de l'ordre de 15 % dans les premiers échanges d'une action en bourse.

Selon Darren Hayes, professeur à l'université Pace et ancien banquier d'investissement, « la négativité globale du marché a mis un éteignoir sur l'opération ».

D'autres mettaient en cause le marché Nasdaq, qui a retardé les premiers échanges. Prévus à 11 h, ils ont finalement eu lieu vers 11 h 30. Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, avait lui-même sonné à distance la cloche d'ouverture du Nasdaq, depuis le siège du groupe à Menlo Park, en Californie.

Avec l'émission de plus de 400 millions d'actions au Nasdaq, Facebook a amassé 18,4 milliards de dollars américains, devenant l'entreprise américaine ayant la valeur la plus élevée à son entrée en bourse.

Créé en 2004, le site de réseautage revendique plus de 900 millions de membres dans le monde, soit près d'un être humain sur sept. Huit ans plus tard, la valeur de Facebook atteint 104 milliards de dollars à son entrée en bourse, devançant ainsi Amazon, Disney et Kraft, ce qui représente 104 fois ses profits de 2011.

La demande des investisseurs pour ses actions était telle qu'après la fermeture des marchés jeudi, l'entreprise a annoncé que le prix d'introduction au Nasdaq serait le maximum de sa fourchette révisée à la hausse plus tôt cette semaine, soit 38 $US l'action. Initialement, Facebook prévoyait vendre ses actions entre 28 $ et 35 $ l'unité.

Des réserves quant à Facebook

Le modèle d'affaires de Facebook est toutefois critiqué, entre autres concernant ses revenus publicitaires. Plus tôt cette semaine, le constructeur General Motors disait ne plus vouloir mettre de la publicité sur le site de réseautage, parce que ses publicités sur Facebook avaient peu d'influence sur les achats de voitures.

D'ailleurs, la croissance de ses recettes publicitaires en ligne, qui génèrent l'essentiel de son chiffre d'affaires, a ralenti au cours des derniers mois. Facebook doit aussi s'adapter aux changements des habitudes des internautes avec la popularité grandissante des appareils mobiles, comme les téléphones intelligents et les tablettes.

« La croissance de l'utilisation mobile dépassant celle des terminaux fixes, la monétisation pourrait diminuer à court terme puisque le mobile ne permet que peu ou pas du tout de publicité, en raison de la taille limitée des écrans », soulignait la semaine dernière une étude de Susquehanna Financial Group.

Les titres Facebook s'échangent sous le sigle FB.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, Bloomberg, et Wall Street Journal

Économie