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L'Espagne impose une nouvelle réforme à ses banques

Le ministre de l’Économie Luis de Guindos, la porte-parole du premier vice-premier ministre Soraya Saenz de Santamaria et la ministre du Développement Ana Pastor Julian.
Le ministre de l’Économie Luis de Guindos, la porte-parole du premier vice-premier ministre Soraya Saenz de Santamaria et la ministre du Développement Ana Pastor Julian. Photo: AFP / JAIME REINA

Le gouvernement espagnol a adopté une nouvelle réforme de son secteur bancaire, vendredi, pour rétablir la confiance dans ce secteur, toujours fragilisé par la crise immobilière.

Madrid ordonne notamment l'examen par des experts indépendants de la dette des banques, comme le souhaitent ses partenaires européens. Il s'agit « d'un exercice de transparence pour donner de la crédibilité et de la confiance [envers le secteur bancaire espagnol] », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria.

Le gouvernement de centre-droite impose aussi 30 milliards d'euros (39 milliards de dollars canadiens) de nouvelles provisions aux banques pour couvrir de possibles pertes liées au secteur de l'immobilier. Ce montant s'ajoute aux 53,8 milliards (69 milliards de dollars canadiens) déjà imposés lors d'une précédente réforme, trois mois plus tôt.

Les banques devront elles-mêmes faire leurs provisions, mais si elles n'ont pas l'argent nécessaire, un fonds de restructuration mis sur pied par le gouvernement pourra leur venir en aide. Jusqu'à 19 milliards de dollars de fonds publics pourraient être nécessaire.

« Ce type d'injection de fonds ne représente aucune sorte d'aide publique », a cependant affirmé le ministre de l'Économie, Luis de Guindos, puisque l'État récoltera des intérêts de 10 % sur les prêts.

Alors que l'Espagne est aux prises avec une importante crise immobilière, le secteur bancaire espagnol détient 400 milliards de dollars d'actifs immobiliers, dont 237 milliards sont considérés comme « toxiques ».

Les mesures annoncées vendredi sont une énième tentative du gouvernement pour rétablir la confiance dans son secteur bancaire, au coeur de l'effondrement de l'économie espagnole, alors que l'Europe craint que le pays ait besoin d'un plan de sauvetage financier comme la Grèce, l'Irlande et le Portugal

La nouvelle réforme a été mal accueillies par les marchées. La Bourse de Madrid a immédiatement chuté de plus de 3 % après cette annonce.

La veille, le gouvernement espagnol a annoncé qu'il prenait le contrôle de Bankia, la quatrième plus importante banque du pays.

L'Espagne doit réduire drastiquement son déficit public dans un contexte où son économie amorce une deuxième récession en trois ans, avec un taux de chômage de 24 %.

Le gouvernement espagnol a réaffirmé vendredi ses cibles de déficit de 5,3% en 2012, 3% en 2013, malgré que la Commission européenne, elle, croit à un dérapage budgétaire de l'Espagne ces deux années-là. Madrid estime que les projections européennes ne tiennent pas compte d'une grande partie des mesures prises par le gouvernement.

Les objectifs de déficit maintenus
Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, Reuters, et Les Échos

Économie