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Les plantes du Nord de l'Ontario pourraient devenir les médicaments de demain

Extraits de plantes du Nord de l'Ontario

Extraits de plantes du Nord de l'Ontario

Photo : Radio-Canada/Naël Shiab

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étudiante de l'Université Laurentienne a découvert que certaines plantes du Nord de l'Ontario possèdent des capacités antimicrobiennes. Ses recherches pourraient aider à concevoir un jour des médicaments directement issus de la forêt boréale.

Depuis des dizaines d'années, les entreprises pharmaceutiques s'intéressent aux forêts pour produire de nouveaux médicaments.

« Avec un professeur de l'École de médecine, nous nous sommes dit que "nous devrions peut-être regarder la forêt qui nous entoure pour voir s'il n'y aurait pas des extraits de plantes qui aurait une activité antimicrobienne" », raconte le professeur de microbiologie à la Laurentienne, Léo Leduc.

Le professeur a alors contacté le Centre de foresterie des Grands Lacs à Sault-Sainte-Marie pour recevoir des échantillons de plantes et proposé à l'une de ses étudiantes de mener la recherche.

Pendant un an et demi, Janique Vandal a testé les extraits de 25 plantes et arbres de la forêt boréale et de la forêt des Grands Lacs.

Janique VandalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Janique Vandal

Photo : Radio-Canada/Naël Shiab

Pour son étude, elle se concentre sur des bactéries très répandues, comme l'E. coli, qui est responsable d'intoxications alimentaires.

Après des mois d'expériences en laboratoire, les plantes du Nord de l'Ontario ont révélé une partie de leurs secrets.

« Nous avons obtenu différents résultats positifs. Ceux qui avaient le plus grand potentiel antimicrobien était la chimaphille à ombelles, le bouleau blanc, le sumac vinaigrier et le frêne rouge de l'Amérique », explique Janique Vandal.

Ces quatre espèces sont très communes dans le Nord de l'Ontario et poussent même dans plusieurs jardins. Le frêne rouge, par exemple, est très prisé en ville, car il résiste très bien au sel d'épandage.

Pour le professeur Leduc, ce n'est que le début des découvertes. « Nous sommes rendus à un point où nous avons de la difficulté avec les antibiotiques pour traiter des maladies infectieuses, mais dans la forêt boréale et la forêt des Grands Lacs, il y a une multitude de différentes plantes, alors le potentiel est énorme », souligne-t-il.

Toutefois, rien n'indique pour l'instant que ces extraits de plantes ne sont pas toxiques pour l'être humain. Il reste donc de nombreux autres tests à mener avant que les fleurs de votre jardin ne se retrouvent à la pharmacie.

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