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Inconduite sexuelle : La caporale Galliford poursuit la GRC

La caporale Catherine Galliford dénonce le harcèlement sexuel dont elle a été victime pendant des années au sein de la GRC en Colombie-Britannique lors d'une entrevue avec la CBC lundi

La caporale Catherine Galliford dénonce le harcèlement sexuel dont elle a été victime pendant des années au sein de la GRC en Colombie-Britannique lors d'une entrevue avec la CBC lundi

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Colombie-Britannique Catherine Galliford, poursuit son employeur pour les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel et les gestes d'intimidation dont elle dit avoir été victimes au cours de ses 16 années de travail, révèle CBC.

Mme Galliford, qui était notamment le visage et la voix de la police fédérale lors de l'arrestation du tueur en série Robert Pickton, s'était fait remarquer en novembre en affirmant qu'elle souffrait d'un trouble de stress post-traumatique après avoir été harcelée sexuellement par des collègues et des superviseurs.

Sa poursuite vise spécifiquement le procureur général du Canada, le ministre de la Justice de la Colombie-Britannique, quatre agents et un médecin de la GRC, ainsi qu'un policier de Vancouver. Elle réclame d'être indemnisée pour les pertes de salaire encourues, et des dommages et intérêts punitifs.

On peut y lire que la « culture de harcèlement sexuel au sein de la GRC est si bien ancrée que [Mme Galliford] était incapable d'y mettre fin personnellement » et qu'elle était contrainte d'avoir un certain niveau de « tolérance » puisque porter plainte « n'aurait qu'empiré les choses ».

Catherine Galliford allègue notamment que :

  • L'inspecteur Mike Bergerman a tenté de lui faire des attouchements sexuels et de l'embrasser en 1991 avant même qu'elle n'obtienne son diplôme de l'École de la Gendarmerie Royale du Canada en 1991 ;
  • Le sergent d'état-major Doug Henderson lui a fait de nombreuses avances sexuelles et l'a même agressé dans une chambre d'hôtel lors d'un voyage d'affaires, en la déshabillant et en s'exhibant ;
  • Le policier de Vancouver Phil Little, avec lequel elle a travaillé au sein d'une unité enquêtant sur des femmes portées disparues dans le quartier Dowtown Eastside, l'a régulièrement harcelé et s'est exhibé devant elle ;
  • Le médecin Ian MacDonald n'a ni correctement diagnostiqué ni traité le trouble de stress post-traumatique, qui était à l'origine d'autres problèmes de santé, dont l'alcoolisme, et qu'il a divulgué de l'information confidentielle à son mari au moment où elle était brouillée avec lui.

« Je ne me suis jamais plainte officiellement de ces agressions sexuelles et de ce harcèlement sexuel, parce que je savais que si je le faisais, ça aurait des conséquences négatives pour moi », a expliqué Mme Galliford dans une entrevue à CBC.

Le sous-commissaire de la GRC Craig Callens, le plus haut gradé de la police fédérale en Colombie-Britannique, a déclaré à CBC que ces dires n'ont pas été prouvés devant un tribunal et que deux enquêtes sont en cours.

L'une, portant sur les allégations faites au sujet de l'enquête sur les femmes disparues, n'a pas permis de trouver de preuve de harcèlement sexuel; l'autre, qui porte sur le reste des allégations, est en cours.

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