•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Exclusif
  • Un groupe réclame la fin de la prière à l'hôtel de ville

    Le libellé de la pétition réclamant l'abolition de la prière au conseil municipal de Winnipeg

    L'organisateur de Winnipeg Secularists soutient qu'il s'apprête à déposer une pétition portant environ 300 signatures.

    Radio-Canada

    Le groupe de promotion de la laïcité Winnipeg Secularists veut cesser la pratique de la prière aux assemblées du conseil municipal de Winnipeg et propose plutôt un moment de silence.

    Une pétition pour l'abolition de la prière au conseil municipal de Winnipeg a déjà recueilli quelque 300 signatures, selon un des membres du groupe, Robert McGregor, qui a a indiqué vouloir la déposer mercredi auprès du conseil.

    L'initiative est appuyée par un autre groupe, Winnipeg Skeptics .

    Son organisateur, Gem Newman, estime que « même la référence la plus inoffensive à Dieu peut être vue comme marginalisant ceux qui font partie de minorités religieuses ou culturelles. »

    Dans une lettre adressée aux membres du conseil, Winnipeg Secularists relate que le 19 mai 2010, le conseiller Jeff Browaty a récité une prière que « quiconque possédant une quelconque familiarité avec le christianisme aura reconnue comme étant spécifiquement chrétienne ».

    « Un conseiller lisant une telle prière dans le cadre de son service public à la Ville de Winnipeg devrait être considéré comme endossant une religion plutôt qu'une autre, et plutôt qu'une absence de religion », ajoute la lettre.

    Le groupe rappelle que 21 % des Winnipegois sont non-croyants, selon les chiffres du Recensement 2001 et soutient que ces non-croyants « se sentent inconfortables et aliénés ». Il évoque la réaction des nouveaux arrivants issus de pays théocratiques, « quand ils découvrent des poches de théocratie à Winnipeg, qu'ils croyaient laïque ». Il soulève aussi les réactions possibles que peut causer la prière chez les Premières Nations.

    « Les prières au conseil municipal sont [...] discriminatoires à l'endroit de ceux qui ne croient en aucune religion ou pour lesquels la religion a une connotation péjorative », tranche la missive.

    Manitoba

    Société