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Élections grecques : au tour de la gauche de tenter de former un gouvernement

Le président grec Karolos Papoulias serre la main du chef du parti Syriza, Alexis Tsipras.

Le président grec Karolos Papoulias serre la main du chef du parti Syriza, Alexis Tsipras.

Photo : AFP / Kostas Tsironis

Radio-Canada

Le chef du parti Gauche démocratique, en Grèce, s'est dit prêt à participer à un gouvernement de coalition, quelques heures après que le parti de droite Nouvelle démocratie, arrivé en tête des législatives, ait jeté l'éponge.

La veille, le chef de Nouvelle démocratie, Antonis Samaras, dont le parti prône la rigueur pour sortir la Grèce de sa crise de la dette, a annoncé avoir échoué dans sa tentative de former un gouvernement de coalition.

Avec le déclin des partis traditionnels et l'arrivée au Parlement de nombreuses petites formations qui ont gagné la faveur populaire en s'opposant aux mesures d'austérité, aucun parti grec n'est actuellement en mesure de gouverner seul.

Dimanche, les élections législatives ont entraîné des pertes considérables pour son parti ainsi que pour les socialistes du Pasok. Ces deux partis, favorables aux mesures d'austérité européennes, s'échangeaient le pouvoir depuis les années 1970.

Il revient maintenant au chef de Syriza, un parti de la gauche radicale hostile au plan d'austérité et arrivé en deuxième position derrière Nouvelle démocratie de tenter de former des alliances pour aboutir à un gouvernement de coalition. Il dispose de trois jours pour y parvenir.

Le chef de Syriza, Alexis Tsipras, a déjà déclaré que la Grèce n'était plus liée par ses engagements envers l'Union européenne et le Fonds monétaire international puisqu'il interprète le vote de dimanche comme un rejet des électeurs des partis favorables au plan de sauvetage européen.

Le plan de sauvetage a été clairement annulé par le verdict populaire.

Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza

M. Tsipras, 37 ans, veut nationaliser les banques et souhaite qu'une commission internationale enquête sur le caractère légal de la dette publique hellénique.

Résultats du vote de dimanche :


Nouvelle démocratie (conservateurs) : 18,9 % des suffrages; 108 sièges

Syriza (gauche radicale) : 16,8 %; 52 sièges.

Pasok (socialistes) : 13,2 % des suffrages, 41 sièges.

Grecs indépendants (droite, contre l'austérité) : 33 sièges.

KKE (communiste) : 26 sièges - Le parti a déjà annoncé qu'il ne participerait à aucune coalition gouvernementale.

Aube dorée (extrême droite) : 21 sièges.

Gauche démocratique (centre gauche) : 19 sièges.

Le Parlement grec compte 300 sièges. Une prime de 50 sièges est réservée au parti arrivé en tête du suffrage.

La Bourse d'Athènes

La bourse d’Athènes

Photo : AFP / LOUISA GOULIAMAKI

Vers de nouvelles élections?

Si une coalition s'avère impossible, les Grecs pourraient de nouveau être appelés aux urnes, probablement en juin. C'est à ce moment qu'Athènes est censée présenter le détail des nouvelles mesures d'austérités de 14,5 milliards d'euros pour 2013-2014 (18,9 milliards de dollars canadiens).

En juin, la Grèce doit aussi recevoir le versement d'environ 30 milliards d'euros de nouveaux prêts. Mais le pays reste placé sous la surveillance constante de ses partenaires de la zone euro, du FMI et de la Banque centrale européenne, qui exigent de la mise en oeuvre des mesures promises.

Vente de bons du Trésor

La Grèce a levé mardi 1,3 milliard d'euros en bons du Trésor à six mois à un taux d'intérêt de 4,69 %. Il s'agit d'une hausse par rapport à la dernière émission similaire (4,55 %).

Les néo-nazis accusés d'intimidation

La Fédération des journalistes grecs et l'Union des journalistes d'Athènes accusent le parti Aube dorée d'intimidation, alors que la formation qualifiée de néo-nazi fait son entrée pour la première fois au parlement grec.

Lors d'une conférence de presse, les sympathisants d'Aube dorée ont ordonné aux journalistes de se lever à l'arrivée de leur chef Nikolaos Mihaloliakos. De nombreux journalistes ont quitté la salle en signe de protestation.

La Fédération grecque des journalistes met en garde les nostalgiques d'Hitler, et notamment les « jeunes hommes courageux en t-shirts noirs », qu'aucun journaliste ne sera contraint, menacé et surtout pas terrorisé.

Fédération grecque des journalistes
Avec les informations de Associated Press, et Reuters

Économie