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Les flatulences de dinosaures auraient réchauffé le climat

Représentation d'un Brontosaurus
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un peu comme celles des bovins d'aujourd'hui, les flatulences des dinosaures géants qui peuplaient la Terre il y a 150 millions d'années auraient produit une quantité suffisante de méthane pour entraîner un réchauffement climatique à l'ère du Mésozoïque.

C'est particulièrement le cas des sauropodes, qui sont des dinosaures herbivores. Ces énormes animaux, comme le diplodocus par exemple, avaient un poids moyen de 20 tonnes et possédaient des microbes au sein de leur flore intestinale qui produisaient du méthane lors du processus de fermentation digestive de leur nourriture.

« En fait, selon nos calculs, ces dinosaures pourraient avoir produit plus de méthane que toutes les sources modernes naturelles et provenant des activités humaines. »

— Une citation de  Dave Wilkinson, de l'Université de Liverpool

Des physiologistes britanniques ont étudié les émanations de méthane de plusieurs animaux modernes de toutes les tailles pour en tirer des équations mathématiques.

Ils ont ainsi déterminé que, en prenant compte qu'un sauropode a une masse moyenne d'environ 20 tonnes et qu'il en existait des dizaines par kilomètre carré, ces animaux produisaient quelque 520 millions de tonnes de méthane par an.

Les chercheurs estiment qu'entre la disparition des dinosaures et avant l'ère industrielle au XIXe siècle, les émissions de méthane étaient d'environ 200 millions de tonnes par an.

Par comparaison, les ruminants modernes produisent de 50 à 100 millions de tonnes de méthane par an. Si ces flatulences contribuent au réchauffement climatique, ce dernier est essentiellement dû aux émissions de dioxyde de carbone provenant de la combustion du charbon et des hydrocarbures.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Current Biology.

Avec les informations de Agence France-Presse

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