•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Élections lundi en Syrie : les opposants appellent au boycottage

Des affiches des candidats aux élections législatives syriennes, à Homs

Des affiches des candidats aux élections législatives syriennes, à Homs

Photo : AFP / JOSEPH EID

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les bureaux de vote ont ouvert lundi matin en Syrie pour les élections législatives dans le cadre des réformes annoncées par le président Bachar Al-Assad.

Le régime tente, par ces élections, de mettre fin à la contestation, mais l'opposition a appelé au boycottage en qualifiant ces élections de mascarades.

Les violences se sont poursuivies au cours de la fin de semaine dans le pays.

Plus de 14 millions de Syriens sont appelés aux urnes pour désigner les 250 députés de la nouvelle législature parmi 7000 candidats, affirme le ministère syrien de l'Intérieur. En février, l'article 8 de la Constitution a été aboli, mettant fin à la primauté du parti Baas, le parti du président Al-Assad et permettant la formation de partis politiques concurrents.

Ces législatives, initialement prévues en septembre, avaient été reportées en raison du processus de réformes annoncées par le président dans la foulée de la contestation inédite à laquelle il fait face depuis mars 2011.

Des responsables de l'opposition syrienne en exil ont appelé dimanche les Syriens à boycotter ces élections, les considérant comme une manoeuvre cynique du président pour s'accrocher au pouvoir.

Les opposants disent que des réformes engagées sans leur participation sont une farce, et que des élections ne peuvent se tenir sous la menace des armes.

De son côté, le ministre syrien de l'Information, Adnane Mahmoud, a affirmé dimanche que les législatives prévues lundi constituaient un « défi à la guerre terroriste » qui serait menée contre la Syrie.

Les violences se poursuivent

Le scrutin se déroulera après plus de 13 mois de violences qui ont fait plus de 11 000 morts, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et provoqué l'exode de plus de 65 000 Syriens hors de leur pays selon l'ONU, sans compter les dizaines de milliers de détenus.

Trois personnes ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche par une explosion et des tirs dans la région de Damas, selon les ONG.

Les forces du régime continuaient de bombarder les régions rebelles, comme la province de Homs, où elles ont pilonné dimanche le village d'Arida, « blessant plusieurs personnes et détruisant des maisons », a indiqué l'OSDH.

Samedi, des attaques à la bombe avaient secoué notamment Damas et Alep, faisant au moins cinq morts dans cette deuxième ville de Syrie, selon l'OSDH.

Jeudi, la Maison-Blanche a lancé un avertissement à Damas : si le président Al-Assad ne renonce pas à son attitude intransigeante, on devra admettre l'échec du plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan et adopter une nouvelle approche.

Le plan de Kofi Annan prévoit notamment l'instauration d'un cessez-le-feu, la libération des détenus, le droit de manifester pacifiquement et la libre circulation des médias et des humanitaires.

Le cessez-le-feu est entré en vigueur le 12 avril et des observateurs de l'ONU ont été déployés dans le pays, ce qui n'a pas empêché la poursuite des violences.

Pour Washington, qui se dit sceptique quant à la volonté de Damas de se plier aux exigences du plan Annan, une transition politique urgente est indispensable en Syrie.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !