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Une manifestante à Victoriaville, le 5 mai 2012

Une manifestante à Victoriaville, le 5 mai 2012

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après l'émeute de vendredi soir, où six personnes ont été blessées et une centaine arrêtées, de nouvelles manifestations ont eu lieu samedi, cette fois-ci dans le calme.

En après-midi, quelques centaines de personnes, en majorité des étudiants mais également des opposants à l'exploitation des gaz de schiste, se sont donné rendez-vous devant l'hôtel Le Victorin, où se tient le conseil général du Parti libéral du Québec, à Victoriaville.

Contrairement aux émeutes de la veille, la manifestation de samedi s'est déroulée dans le calme, dans une ambiance familiale et bon enfant.

Les policiers de la Sûreté du Québec étaient toutefois aux aguets. Des casseurs ont été rapidement expulsés.

Émeute de vendredi : 9 blessés, 110 arrestations

Les autorités ont fait le point samedi matin sur les émeutes de vendredi soir. Deux jeunes hommes qui avaient été transférés aux soins hospitaliers de Trois-Rivières sont maintenant dans un état stable. Les autorités médicales de Victoriaville avait dit plus tôt qu'elles avaient craint pour la vie de l'un d'eux vendredi soir.

Le centre hospitalier de Trois-Rivières a indiqué qu'un de ces patients, qui souffre de contusions au visage et à la tête et d'un traumatisme crânien léger, a perdu l'usage d'un oeil.

Les manifestants s'étaient rassemblés à Victoriaville pendant le conseil du Parti libéral du Québec pour témoigner leur désaccord avec la hausse des frais de scolarité prônée par le gouvernement libéral.

Des neuf personnes blessées, trois sont des policiers et six sont des manifestants. Ils ont été atteints par des projectiles comme des morceaux de pavés fracassés, des boules de billard et des balles de caoutchouc.

Les trois policiers ont été traités pour des blessures mineures.

Pendant l'émeute, des individus ont aussi lancé des pièces pyrotechniques en direction du toit du Centre des congrès où les libéraux tiennent leur conseil et les policiers ont dû s'assurer que le feu n'avait pas pris sur le toit de l'édifice. Des gaz lacrymogènes se sont par ailleurs fait sentir jusque dans le bâtiment, en raison du bris de plusieurs fenêtres.

« Ça m'a fait réfléchir ce que j'ai vu hier soir. Ce qui s'est passé, c'est inadmissible », a déclaré Alain Reyes, maire de Victoriaville.

La manifestation avait pourtant débuté dans le calme. La SQ rappelle que les policiers ont d'abord aidé les manifestants à garer leur voiture dans le stationnement où le rassemblement avait lieu et leur ont demandé de respecter le périmètre de sécurité établi.

Objets lancés par des manifestants à Victoriaville et ramassés par la police.
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Objets lancés par des manifestants à Victoriaville et ramassés par la police.

Photo : Bruno Maltais

Le porte-parole de la Sûreté du Québec a indiqué que 106 personnes avaient été arrêtées vendredi soir, notamment pour attroupement illégal et participation à une émeute. Trois personnes de plus, qui étaient munies de masques, de pads de protection et de bâtons, ont été arrêtées samedi en avant-midi, puis une quatrième, qui était sur le point de commettre un acte criminel, selon la SQ.

« Ils avaient le parfait kit du manifestant qui n'a pas l'intention seulement de manifester contre la hausse des frais de scolarité, mais bien de commettre des actes criminels. »

— Une citation de  Jean Finet, représentant de la SQ

Parmi les 110 personnes arrêtées, trois sont considérées comme des récidivistes, a précisé la SQ dans un point de presse. Deux journalistes étudiants ainsi qu'un photographe ont été arrêtés, puis relâchés.

La Sûreté du Québec promet de tout mettre en oeuvre pour retrouver les auteurs des nombreux actes criminels ont été commis.

Le maire de Victoriaville, Alain Reyes, a indiqué qu'aucun dégât n'avait été observé à l'extérieur du périmètre de la manifestation.

La Sûreté du Québec a insisté en point de presse sur le fait que ce sont les policiers en uniformes standards qui sont intervenus en premier auprès des manifestants. Comme le montre une scène captée par le caméraman de Radio-Canda, l'un de ces policiers, sans casque de protection, a dû se recroqueviller au sol lorsqu'il a été attaqué par un groupe d'émeutiers.

Il a réussi à s'extirper de la mêlée et s'est réfugié auprès de ses collègues en uniforme anti-émeute, qui sont intervenus à ce moment.

Les représentants des associations étudiantes, qui sont actuellement rassemblés à Québec dans le cadre de négociations avec la ministre de l'Éducation Line Beauchamp, ont tous condamné les actes de violence commis lors de la manifestation.

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