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Un génie du crime manitobain est libéré de prison en C.-B.

Le génie du crime, Gerald Blanchard
À sa libération conditionnelle en 2010, le natif de Winnipeg a accordé un entrevue à Radio-Canada en janvier.
Radio-Canada

Gerald Blanchard, décrit par la police comme l'un des criminels les plus sophistiqués au Canada, a été libéré de prison en Colombie-Britannique sous certaines conditions.

Il a été formellement libéré le 23 avril dernier, selon les documents de la Commission des libertés conditionnelles du Canada qu'a obtenus CBC, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

M. Blanchard, originaire du Manitoba, a déjà orchestré un réseau de fraude et de vol international qui a subtilisé des millions de dollars à des banques et à d'autres institutions financières.

Faisant face à plusieurs dizaines de chefs d'accusation à son arrestation en 2007, il a plaidé coupable à 16 d'entre eux, pour lesquels il a été condamné à six ans de prison par un tribunal de Winnipeg.

Une histoire digne d'un scénario hollywoodien

L'affaire avait attiré l'attention des médias internationaux, puisqu'elle impliquait des cambriolages à l'échelle mondiale, des mandats d'arrestation lancés par Interpol et des liens non confirmés avec des rebelles kurdes. Plusieurs vols avaient été commis en collaboration avec une figure mystérieuse londonienne nommée « The Boss », par les autorités internationales.

Le Manitobain vivait une vie fastueuse sous plusieurs identités, en recourant à des déguisements détaillés et à de l'équipement de pointe pour vider de leur contenu des guichets automatiques à travers le monde.

Dans le cadre d'un vol audacieux, il s'était même fait passer pour un touriste dans un château de Vienne et y avait dérobé l'étoile de diamants de l'impératrice Sissi, un bijou d'une valeur inestimable qu'il avait remplacé par une réplique achetée dans une boutique de souvenirs. L'enquête policière avait déterminé que le voleur avait partiellement dévissé le coffret qui contenait le bijou et déverrouillé les fenêtres la veille de son vol, durant sa visite touristique.

Le joyau avait été retrouvé dans la résidence de la grand-mère de Gerald Blanchard à Winnipeg.

La Commision ne croit pas à un risque de récidive

L'homme s'était vu révoquer sa libération conditionnelle en 2010 après avoir été impliqué dans de « possibles activités frauduleuses », selon son dossier de liberté conditionnelle.

La Commission lui a à nouveau accordé une liberté conditionnelle de jour en octobre dernier, qui s'est maintenue jusqu'à sa libération conditionnelle complète, le 23 avril dernier.

Pour maintenir celle-ci, M. Blanchard ne peut posséder d'ordinateur ni plus d'un téléphone cellulaire.

La Commission indique ne pas croire qu'il constitue un risque de récidive.

Lorsqu'il fut libéré en 2010, Gerald Blanchard a affirmé qu'il considérait d'offrir ses services aux policiers à titre de consultant en sécurité.

Colombie-Britannique et Yukon

Justice et faits divers