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Vente d'électricité par Rio Tinto Alcan à Hydro-Québec : intervention souhaitée

Le barrage Isle-Maligne de Rio Tinto Alcan
Le barrage Isle-Maligne de Rio Tinto Alcan
Radio-Canada

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, réclame une intervention du gouvernement sur la vente d'électricité par Rio Tinto Alcan (RTA) à Hydro-Québec depuis le début du lock-out à l'aluminerie Alma.

La compagnie reçoit 3,2 millions de dollars chaque semaine pour son énergie excédentaire. Depuis quatre mois, le montant atteint 55 millions de dollars.

Hydro-Québec est obligée d'acheter cette électricité en raison d'une entente entre les deux parties qui identifie le lock-out comme un cas de force majeure permettant à RTA de vendre son énergie plutôt que de l'utiliser pour produire de l'aluminium.

Le Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA) y voit un déséquilibre des forces.

De passage à Alma, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a aussi admis l'effet pervers de cette clause, sans toutefois pouvoir préciser si elle était apparue dans l'entente de 2006, signée avec Alcan par les libéraux, ou dans celle de 1998, signée par le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard.

Selon le président du syndicat, Marc Maltais, cela importe peu. « Ce qui me préoccupe aujourd'hui, ce n'est pas de lancer la pierre au coupable, c'est de trouver des solutions. Donc, en ce sens là, on aura des rencontres justement avec les partis d'opposition pour trouver des solutions », dit-il.

Le député de Lac Saint-Jean, Alexandre Cloutier, croit qu'il faut en rester aux faits. « La fameuse entente secrète qui est signée du 13 décembre 2006, donc sous un gouvernement libéral, c'est clairement prévu le cas de force majeure. Alors, jusqu'à preuve du contraire, c'est clairement sous un gouvernement libéral », souligne-t-il.

Le député indique d'ailleurs qu'il poursuivra sa dénonciation de l'entente.

Saguenay–Lac-St-Jean

Société