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Droits de scolarité : les électeurs trancheront, lance le ministre Bachand

Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand
Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand
Radio-Canada

Le ministre des Finances du Québec croit qu'il est maintenant illusoire de penser que le débat sur les droits de scolarité se réglera autour d'une table des négociations. Selon lui, le dossier ne peut désormais être tranché que lors d'une élection.

« Vous savez que c'est une illusion, la table de discussion, quand vous avez quelqu'un qui n'a qu'un mandat, c'est-à-dire le gel des frais de scolarité », a déclaré Raymond Bachand, mercredi, à sa sortie d'une réunion du caucus libéral à Québec.

« Ils ont le droit de l'avoir [ce mandat]. Il y a une place pour régler ça, c'est lors d'une élection : il y a un parti qui veut la gratuité scolaire, un parti qui veut les geler, deux partis qui pensent qu'il faut qu'on finance les universités », a-t-il ajouté.

Pressé de questions, le ministre Bachand a précisé que le gouvernement avait encore un an pour déclencher des élections. Le gouvernement Charest ayant été élu en décembre 2008, il peut théoriquement continuer à diriger le Québec jusqu'en décembre 2013.

Le ministre de la Sécurité publique s'est dit pour sa part très préoccupé par le fait que les injonctions accordées par la Cour supérieure à des étudiants souhaitant retourner en classe sont bafouées.

« Le droit à l'injonction est reconnu par les tribunaux. Les gens qui ont demandé des injonctions, c'est des gens qui veulent étudier. Et les tribunaux ont dit : "oui, vous avez le droit d'étudier". Donc, les injonctions devraient être respectées », a observé Jacques Dutil.

« Il y a des gens dans notre société qui ont décidé eux autres qu'ils avaient le droit de ne pas respecter les injonctions. C'est un problème nouveau, c'est un problème grave, et il faudra l'adresser éventuellement », a-t-il poursuivi.

Lorsque le ministre Dutil s'est fait demander si les policiers devraient intervenir, il s'est borné à répondre : « Est-ce que vous avez déjà vu des groupes qui disaient que la désobéissance civile faisait partie des droits fondamentaux de la population? Non ». Il n'a pas donné davantage de détails.

Charest imperturbable

À l'Assemblée nationale, la chef du Parti québécois a demandé au premier ministre Charest de nommer un médiateur pour régler le conflit, en soulignant que différentes personnalités, dont l'ex-ministre libéral Claude Castonguay, appuient cette idée.

Le premier ministre n'a pas bronché. Il a de nouveau demandé aux étudiants en grève de retourner en classe et de participer à des votes secrets sur l'offre globale faite par le gouvernement la semaine dernière. Il a lui aussi demandé le respect des injonctions.

Jean Charest a aussi noté que d'autres personnalités publiques ont publié une lettre dans laquelle ils plaident, à l'instar du gouvernement, que les étudiants doivent aussi faire leur part pour financer les universités.

La lettre est notamment signée par l'ex-premier ministre péquiste Lucien Bouchard, les ex-présidents du Conseil du Trésor Joseph Facal et Monique Jérôme-Forget, l'ex-ministre des Finances Michel Audet, le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, et les économistes Pierre Fortin et Claude Montmarquette.

Un groupe intitulé Profs contre la hausse a par ailleurs déposé une pétition de près de 17 500 noms à l'Assemblée nationale pour réclamer un moratoire sur les droits de scolarité et la tenue d'états généraux sur l'éducation supérieure.

La chef du Parti québécois donnera un point de presse vers 14 h 30 cet après-midi pour parler du conflit étudiant. Elle sera accompagnée de Marie Malavoy, porte-parole de l'opposition en matière d'enseignement supérieur et de prêts et bourses, Mathieu Traversy, porte-parole pour la jeunesse et les affaires étudiantes, et Nicolas Marceau, porte-parole en matière de finances et de développement économique.

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