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200 artistes réclament un moratoire sur la hausse des droits de scolarité

Dominic Champagne lors de la conférence de presse d'appui aux étudiants.

Dominic Champagne lors de la conférence de presse d'appui aux étudiants.

Radio-Canada

Un moratoire sur la hausse des droits de scolarité et des états généraux sur l'éducation, c'est ce qu'ont réclamé mardi matin quelque 200 artistes québécois exaspérés de voir le conflit étudiant s'enliser.

En moins de 24 heures, des dizaines de membres de la communauté artistique ont signé une déclaration intitulée « Nous sommes ensemble ». Ce faisant, ils répondaient à l'appel lancé entre autres par le metteur en scène Dominic Champagne, la militante Laure Waridel et la jeune étudiante Léa Clermont-Dion.

Plus de 50 d'entre eux se sont massés à l'Espace libre mardi afin de témoigner de leur indignation.

Le ras-le-bol généralisé des signataires face aux enjeux sociaux, politiques et économiques sous-jacents à cette grève qui dure depuis des semaines a atteint un paroxysme qui les a poussés à se mobiliser, a-t-on expliqué lors du point de presse.

Le sentiment d'urgence était d'ailleurs palpable dans la petite salle du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Les discours ont été interrompus à quelques reprises par des salves d'applaudissements et par des prises de parole spontanées.

« Moratoire! Moratoire! », a également scandé l'audience après que les six orateurs, parmi lesquels se trouvait la comédienne Guylaine Tremblay, eurent parlé de leurs revendications.

Même si, en proposant un moratoire sur la hausse des droits de scolarité, le mouvement met de l'avant une piste de solution préconisée par le Parti québécois, sa démarche est tout à fait apolitique, a-t-on indiqué.

Les instigateurs de la déclaration ont d'ailleurs catégoriquement refusé d'appuyer l'une ou l'autre des formations politiques à Québec.

Ils ont conclu le point de presse en disant espérer « de l'action ou des élections ».


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