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La FECQ et la FEUQ proposent un gel sans hausse d'impôts

Léo Bureau-Blouin, de la FECQ, et Martine Desjardins, de la FEUQ
Léo Bureau-Blouin, de la FECQ, et Martine Desjardins, de la FEUQ
Radio-Canada

La Fédération étudiante collégiale (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont présenté mardi une contre-proposition au gouvernement du Québec pour assurer le financement des études postsecondaires à « coût nul ». Leur proposition n'implique ni d'augmentation des droits de scolarité ni des impôts des contribuables.

Présenté par les présidents de la FEUQ et de la FECQ, Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin, le plan est fondé sur sept mesures.

La contre-proposition de la FEUQ et de la FECQ

Selon la FEUQ et la FECQ, Québec pourrait atteindre ses objectifs financiers à l'aide de ces solutions, en « appliquant des principes de saine gestion, en entamant une réelle réflexion sur le rôle de l'université et en limitant la croissance des dépenses des enveloppes périphériques à la mission fondamentale des universités ».

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, s'est dite déçue, estimant qu'un gel n'était pas une proposition valable.

« Aucune idée des besoins réels des universités »

En conférence de presse, Léo Bureau-Blouin et Martine Desjardins ont expliqué que les représentants étudiants ont constaté, lors de leurs récents pourparlers, que Québec n'avait « aucune idée des besoins réels des universités, mais qu'en plus il n'avait aucune vision ou objectif pour celles-ci ».

Selon la FEUQ et la FECQ, le gouvernement Charest s'apprête à injecter 850 millions de dollars de fonds publics dans le réseau universitaire québécois. Or, les deux associations soulignent qu'il n'existe actuellement aucune mesure de contrôle des dépenses et de surveillance de la gestion de fonds confiés aux universités.

Les entreprises privées de plus en plus présentes

Les représentants de la FECQ et de la FEUQ ont également exprimé la préoccupation de leurs membres face au rôle croissant que jouent les entreprises privées dans le financement de la recherche universitaire.

« Beaucoup de projets de recherche sont arrimés entre ces deux milieux, ce qui peut constituer une bonne occasion de partage de connaissance et d'expertise. Par contre, il faut que ces partenariats soient à l'avantage des deux parties et protègent la liberté académique des universités. Il n'existe à l'heure actuelle aucune recension ou encadrement gouvernementaux de cette situation. Il importe donc de se pencher sur cette question », peut-on lire dans le communiqué conjoint de la FEUQ et la FECQ.

Limiter les dépenses « périphériques » des universités

Enfin, en ce qui a trait aux enveloppes périphériques, les deux associations demandent que le financement de certaines enveloppes budgétaires des universités soit limité. Elles évoquent notamment celles qui permettent à leurs dirigeants de voyager aux frais des contribuables. Et de réclamer que les sommes économisés soient redirigés dans les fonds de fonctionnement des universités.

L'étude des offres de Québec se poursuit

La FECQ et la FEUQ n'ont pas officiellement rejeté l'offre de Québec, comme l'a fait l'autre grande association étudiante, la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), lors de son congrès, tenu en fin de semaine.

Martine Desjardins et son homologue de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, ont tous deux fait savoir que leurs associations membres doivent se prononcer sur l'offre gouvernementale cette semaine, mais préviennent tout de même que son rejet semble inévitable.

La CLASSE, qui a déjà rejeté l'offre de Québec, fera sa propre contre-proposition jeudi. L'organisation revendique officiellement la gratuité scolaire.

L'offre de Québec

Québec propose d'étaler la hausse des droits de scolarité sur sept ans plutôt que cinq, ce qui, En tenant compte de l'indexation de 2,1 % annoncée par la même occasion, fera passer la hausse de prévue de 1625 $ à 1779 $.

Le gouvernement suggère aussi que les étudiants soient éligibles à des bourses d'études jusqu'à 45 000 $ de revenu familial, plutôt que 35 000 $ comme c'est le cas à l'heure actuelle, et d'investir 39 millions de dollars supplémentaires dans le régime de prêts et bourses.

Ces propositions s'ajoutent à celles déjà annoncées le 5 avril, soit la bonification du régime de prêts et bourses dès septembre prochain, la mise en oeuvre d'un régime de remboursement des prêts étudiants proportionnel aux revenus et la création d'une commission d'évaluation visant à améliorer la gestion des universités.

La proposition du gouvernement Charest

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