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L'Espagne officiellement en récession

Port de Vigo, en Espagne
Port de Vigo, en Espagne (archives) Photo: AFP / Miguel Riopa
Radio-Canada

De janvier à mars, l'économie espagnole s'est contractée de 0,3 % par rapport au quatrième trimestre 2011, d'après des données préliminaires de l'institut national des statistiques. Ces chiffres, meilleurs que prévu, confirment un retour en récession pour Madrid puisque son PIB avait aussi reculé lors des trois derniers mois de l'an dernier.

Il y a deux semaines, le ministre espagnol de l'Économie, Luis de Guindos, avait prévenu que le pays se retrouverait de nouveau en récession pour la deuxième fois depuis 2009. Les investisseurs restent inquiets en raison du secteur bancaire qui est toujours fragile depuis l'éclatement de la bulle immobilière, en 2008.

Ces jours-ci, l'Espagne est particulièrement source d'inquiétudes dans la zone euro, avec entre autres un taux de chômage record de 24,4 %. La semaine dernière, ces craintes ont été renforcées par la décision de l'agence Standard & Poor's de diminuer de deux crans la note souveraine du pays.

Le secteur de la construction, qui a longtemps été l'un des moteurs de l'économie espagnole, est en panne notamment en raison du plan d'austérité de Madrid. Le gouvernement reste optimiste et prévoit quitter la récession dès l'an prochain, avec une hausse de 0,2 % de son PIB, après un recul de 1,7 % en 2012. Ces prévisions sont optimistes par rapport à celles du secteur privé, qui anticipe que la récession se poursuivra l'an prochain en Espagne.

« Le frein actuel que représente l'immobilier et l'ampleur de l'ajustement budgétaire prévu par l'Espagne, plus de 4 % du PIB cette année, signifient que cette récession va, de manière quasi certaine, s'aggraver dans les prochains mois », avance l'analyste Martin van Vliet de chez ING. Il table sur un chômage « à des niveaux encore plus dramatiques ».

L'économiste Evelyn Herrmann de BNP Paribas partage cet avis. « Nous attendons une aggravation de la récession dans les trimestres à venir alors que les mesures d'austérité vont se faire ressentir plus durement », écrit-elle dans une note.

Par ailleurs, les taux d'emprunt de la quatrième économie de la zone euro se sont légèrement repliés lundi à 5,89 % sur 10 ans.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Économie