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Les cégépiens de Sherbrooke réagissent à l'injonction exigeant la reprise des cours

Des étudiants du Cégep manifestent devant le palais de justice de Sherbrooke.

Des étudiants du Cégep manifestent devant le palais de justice de Sherbrooke.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Réagissant à la décision de la Cour supérieure de forcer le Cégep de Sherbrooke à reprendre les cours jeudi malgré la grève, près d'une centaine d'étudiants ont pénétré dans le pavillon 5 de l'établissement, où se trouvent les bureaux administratifs du Cégep. Ils ont occupé les lieux jusqu'en après-midi.

L'escouade antiémeute du Service de police de Sherbrooke était sur place, prête à intervenir. Tout s'est déroulé dans le calme et de façon pacifique.

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, ces manifestants voulaient perturber les négociations entre la direction du Cégep de Sherbrooke et l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AECS) sur les modalités du retour en classe.

La direction du Cégep a accepté de lever les cours jeudi pour permettre à l'AECS de tenir une assemblée générale. Les cours devraient donc reprendre vendredi.

Par voie de communiqué, l'AECS a dénoncé la décision rendue par le juge Gaétan Dumas. L'Association « est d'avis qu'une judiciarisation de la lutte étudiante ne peut qu'entraîner des débordements, voire même une radicalisation des comportements et ainsi susciter une colère inusitée chez les étudiants et les étudiantes qui, depuis dix semaines, mènent de front un combat d'une génération. »

La demande d'injonction  (Nouvelle fenêtre)déposée par des étudiants du Cégep de Sherbrooke lundi a été accordée par la Cour supérieure mardi matin. Ce groupe d'étudiants voulait forcer l'institution à rendre accessibles ses salles de cours et obliger les enseignants à donner leur matière malgré la grève.

Le juge Dumas, dans son jugement, remet en doute la légalité de la grève actuelle.

« Nulle part, ne retrouve-t-on des dispositions aux termes desquelles les associations étudiantes n'ont le droit de déclencher une grève générale illimitée et que cette grève soit opposable à tous les étudiants »

Une citation de :Le juge Gaêtan Dumas

Une question qui doit faire l'objet d'un débat de société et non d'un jugement de la Cour, selon l'avocat qui représente l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke, Me Jonathan Lebanc.

« La coutume faisait en sorte que les droits de grève étaient respectés par les associations et par les membres des associations aussi qui se sentaient liés par une décision de la majorité lorsqu'elle était conforme aux statuts et règlements. Donc oui, dans l'histoire juridique du Québec, on fait face à quelque chose de nouveau », croit-il.

Le syndicat du personnel enseignant du Cégep demandera à ses membres de respecter l'injonction, mais son président, Steve McKay, rappelle que le jugement ordonne de donner les cours de façon normale, dans des conditions normales.

« Des conditions qui, pour nous, paraissent hors de la normalité, par exemple si on a des conflits ouverts dans nos classes, si on a un nombre presque indécent d'étudiants comme un, deux ou trois. Ce sont toutes des questions qu'on va devoir se poser, à savoir, est-ce que ça constitue des conditions normales ? », dit-il.

La direction du Cégep se donne la journée pour prendre connaissance de l'ordonnance. Elle annoncera comment elle entend la mettre en application mercredi.

Manifestation et vandalisme au palais de justice

Plus tôt, près de 300 étudiants ont manifesté dans les rues de Sherbrooke. La circulation a été perturbée. Les manifestants ont terminé leur marche devant les portes du palais de justice de la ville.

Le palais de justice a été vandalisé. Les murs et les trottoirs ont été couverts de peinture rouge. En vain, quelques étudiants ont tenté de nettoyer les dégâts.

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