•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des élèves de l'École secondaire Joseph-François-Perrault débraient

Radio-Canada

Les élèves de 4e et 5e secondaire de l'École Joseph-François-Perrault entreprennent mardi une grève de trois jours pour marquer leur appui à la lutte contre la hausse des droits de scolarité que mènent leurs camarades des niveaux collégial et universitaire.

Quelque 300 grévistes se sont présentés sur le terrain de l'établissement ce matin et ont bloqué les portes de l'établissement, autant aux élèves de la première à la troisième année qu'à l'ensemble du personnel.

« On voit bien que c'est une question importante, la hausse des droits de scolarité », explique Alexis Chartrand, un porte-parole du Regroupement de l'École Joseph-François-Perrault contre la hausse des droits de scolarité.

Alexis Chartrand, du Regroupement de l'École Joseph-François-Perrault contre la hausse des droits de scolarité.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alexis Chartrand, du Regroupement de l’école Joseph-François Perreault contre la hausse des droits de scolarité.

« Nous, on a voulu montrer notre appui à ces étudiants-là et faire valoir nos opinions, au secondaire, parce qu'on est les élèves qui seront les plus touchés par cette hausse », poursuit le jeune homme.

La direction a décidé de fermer l'école, située dans l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc Extension. « Ma priorité, c'est la sécurité », a déclaré le directeur de l'école, Éric Dionne, qui a pris la décision.

« On travaille de près avec les élèves pour s'assurer qu'on connaît vraiment tout ce qu'ils vont faire », poursuit-il. « Et on met tout en place au niveau de la sécurité pour maintenir le calme et maintenir un climat vraiment sain autour de l'école. »

Éric Dionne, directeur de l'École Joseph-François-Perrault.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Éric Dionne, directeur de l'école Joseph-François Perreault.

Dans un message publié sur le site Internet de l'école, M. Dionne écrit : « Nous sommes ouverts à la discussion, à l'assemblée, au rassemblement dans un environnement sécuritaire et éducatif. Nous soutenons le dialogue entre les parents, les élèves et l'école. Il s'agit d'une éducation à la citoyenneté très concrète, d'une participation aux grands enjeux liés à l'éducation. »

M. Dionne demandait tout de même aux jeunes manifestants de permettre « le libre accès à l'école », afin que les cours puissent s'y donner. La Commission scolaire de Montréal (CSDM) avait aussi fait savoir qu'elle souhaitait que les élèves de première, deuxième et troisième secondaire puissent suivre leurs cours.

Les élèves de l'École Jean-François-Perrault ont voté pour la grève la semaine dernière, soit avant que la ministre de l'Éducation n'entreprenne des discussions avec les principales fédérations étudiantes.

Les pourparlers ont commencé après que les associations eurent accepté de ne pas mener d'actions de perturbations sociales ou économiques jusqu'à mercredi midi. Les étudiants de l'École Joseph-François-Perrault n'entendent cependant pas quitter le terrain de leur école.

Deux autres écoles secondaires de la CSDM, soit l'Académie Roberval et l'école secondaire Édouard-Montpetit, débraient également mardi.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, est en désaccord avec cette démarche. « Il n'y a pas de raison pour laquelle les élèves du secondaire devraient boycotter leurs propres cours. Il n'y en a pas », a-t-il déclaré mardi matin. « D'autant plus qu'on est en négociation avec les représentants des associations étudiantes ».

Société