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Éducation supérieure : les discussions reprennent ce matin

La ministre de l'Éducation du Québec, Line Beauchamp

La ministre de l'Éducation du Québec, Line Beauchamp

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les discussions entre la ministre de l'Éducation et les 11 représentants des grandes associations étudiantes ont été suspendues peu après minuit et reprendront mercredi matin.

Interrogée mardi par les journalistes sur le déroulement des pourparlers, la ministre de l'Éducation a indiqué qu'elles se déroulaient « sur un ton respectueux » et qu'en raison de ce climat positif, elle entendait « laisser les discussions se faire ».

Cette rencontre entre la ministre et les représentants étudiants vise à mettre un terme au conflit et aux grèves étudiantes qui durent depuis maintenant 72 jours.

Les pourparlers, les premiers à s'ouvrir depuis le début du conflit, ont commencé vers 16 h lundi, après que les étudiants eurent accepté de respecter une trêve de 48 heures des gestes de perturbation de nature économique et sociale. Les associations étudiantes ont jusqu'à maintenant respecté le mot d'ordre, évitant tout débordement.

La teneur des discussions n'a pas été dévoilée publiquement pour le moment. La ministre Beauchamp dit avoir convié les étudiants pour discuter de gestion des universités et d'accessibilité aux études. Les étudiants assurent qu'ils parleront de la hausse des droits de scolarité de 1625 $ sur cinq ans.

En théorie, les 48 heures fixées par la ministre pour la tenue des discussions se termineront mercredi, à 16 h. Mais le ministère de l'Éducation affirme que cela n'est pas une finalité et que si les discussions progressent, elles vont se poursuivre au-delà de ce délai.

Dans un communiqué publié mardi, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a invité les étudiants à poursuivre la grève pendant les négociations. Selon la FECQ, c'est la grève qui assure un « rapport de force face au gouvernement et c'est pourquoi il est essentiel de la continuer ».

La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) organise quant à elle une manifestation à 14 h mercredi « afin de souligner ironiquement la fin des sessions universitaires dans plusieurs institutions au Québec », peut-on lire dans son communiqué.

Vifs échanges à l'Assemblée nationale

Pauline Marois a pressé Jean Charest de questions à l'Assemblée nationale, mardi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pauline Marois a pressé Jean Charest de questions à l'Assemblée nationale, mardi.

Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, mardi, la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, a pressé le premier ministre Charest de présenter ses excuses pour ses commentaires sur les manifestations étudiantes qui ont soulevé la controverse, vendredi dernier.

La chef péquiste n'a toutefois pas obtenu d'excuses, M. Charest l'accusant plutôt d'avoir tardé à condamner la violence dans les manifestations étudiantes.

Mme Marois n'a pas eu plus de succès avec ses questions sur le mandat des négociateurs du gouvernement actuellement en discussion avec les étudiants. Elle demandait notamment au gouvernement libéral s'il était question d'étaler la hausse des droits de scolarité sur une plus longue période que les cinq ans prévus. M. Charest a rétorqué que le gouvernement et les représentants étudiants s'étaient entendus pour ne pas négocier sur la place publique.

« Le moins que l'on puisse dire, c'est que le gouvernement, encore une fois, comme c'est à son habitude, a attendu d'être poussé dans ses derniers retranchements avant de tendre l'oreille. »

— Une citation de  Pauline Marois
Le premier ministre Jean Charest à l'Assemblée nationale.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Jean Charest à l'Assemblée nationale.

« Malheureusement, elle a agi de manière irresponsable dans cette affaire-là, elle porte encore le carré rouge aujourd'hui, elle en portera la responsabilité également aux yeux des Québécois.

 »

— Une citation de  Jean Charest

Jean Charest pour un retour en classe

Plus tôt mardi, le premier ministre du Québec avait fait quelques brefs commentaires sur l'ouverture du dialogue entre son gouvernement et les étudiants.

« Nous, on fait ça avec ouverture. Depuis très longtemps qu'on veut se mettre à la table, enfin nous y sommes. Ça a pris du temps pour les associations de venir à la table, mais nous y sommes. Dans les circonstances, je vais laisser le soin aux gens de se parler, et on va éviter de faire des commentaires », a-t-il déclaré.

M. Charest a répété qu'il souhaitait que les étudiants retournent en classe sans plus attendre. « Nous espérons, nous voulons, que pendant la période où il y a discussion, et après, que les étudiants restent à leurs cours, qu'ils ne boycottent pas leurs propres cours. En boycottant leurs propres cours, ils sont les premiers à en subir les conséquences. Alors, il n'y a pas de raison de boycotter », a dit le premier ministre.

Débrayage au secondaire

Le mouvement de grève étudiante s'est transporté dans certaines écoles secondaires de Montréal mardi matin. L'École secondaire Joseph-François-Perrault et l'Académie de Roberval ont fermé leurs portes, et l'enseignement a été perturbé à l'École Édouard-Montpetit.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, est en désaccord avec cette démarche. « Il n'y a pas de raison pour laquelle les élèves du secondaire devraient boycotter leurs propres cours. Il n'y en a pas », a-t-il déclaré mardi matin. « D'autant plus qu'on est en négociation avec les représentants des associations étudiantes. »

La judiciarisation du conflit se poursuit

Les tribunaux continuent à être saisis de demandes d'injonction provenant d'étudiants qui veulent forcer le retour en classe.

À Sherbrooke, près d'une centaine d'étudiants mécontents de la décision rendue par la Cour supérieure forçant le Cégep de Sherbrooke à reprendre les cours jeudi ont occupé un pavillon de l'établissement où se trouvent des bureaux administratifs. À Montréal, un juge entendait en après-midi une requête en injonction d'étudiants du Cégep Saint-Laurent.

Avec les informations de La Presse canadienne

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