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L'espoir du Plan Nord

Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une centaine d'entrepreneurs sont réunis à Montréal pour voir comment tirer avantage du projet lancé l'an dernier par le gouvernement Charest, tandis que des manifestants défilent devant le Palais des congrès pour dénoncer le Plan Nord.

Car si les prévisions sont justes, les occasions d'affaires seront majeures au cours des prochaines années. Selon le gouvernement du Québec, le Plan Nord permettra de créer ou de consolider quelque 20 000 emplois par année et d'engendrer des revenus annuels de 14 milliards de dollars au cours des 25 prochaines années.

Mais pour l'instant, le Plan Nord en est encore à l'étape du plan, de la réflexion.

« Ça nous donne l'encouragement », explique Robin McGinley, au kiosque de Tourisme Eeyou Istchee. L'agence basée à Oujé-Bougoumou entend se servir du Salon Plan Nord pour promouvoir la chasse, la pêche, la randonnée, l'immersion dans la culture crie; bref, tout ce qu'on peut faire dans le Nord du Québec.

Robin McGinley, de Tourisme Eeyou Istchee
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Robin McGinley, de Tourisme Eeyou Istchee

Photo : Bruno Maltais

« Pour l'instant, c'est à nous de déterminer ce que nous voulons faire, et ensuite le gouvernement pourra nous soutenir », explique-t-elle.

Avant d'attirer les touristes, il faudra toutefois construire des routes et des chemins de fer, ouvrir des mines, ériger des barrages hydroélectriques. Car au-delà des touristes venant du Sud du Québec, ce sont beaucoup les travailleurs du Nord qui font saliver l'industrie touristique.

Sans surprise, les grandes firmes de génie-conseil occupent une place de choix dans la grande salle d'exposants au Palais des congrès. Au cours des prochaines années, ces firmes auront un rôle considérable dans l'architecture du Québec au nord du 49e parallèle. Aujourd'hui, elles doivent donc envisager le recrutement de nouveaux ingénieurs et développer leur réseau.

À côté des principaux acteurs du Plan Nord, plusieurs entreprises flairent la bonne affaire. « Si on frappe la bonne pépite d'or, le Plan Nord peut rapporter beaucoup pour l'entreprise », explique Carlo Giurini, représentant chez Uponor, un fabricant et fournisseur d'équipement de chauffage et de plomberie de tuyau.

Carlo Giurini, de l'entreprise Uponor
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Carlo Giurini, de l'entreprise Uponor

Photo : Bruno Maltais

« C'est certain que ça amène beaucoup de projets potentiels. Par contre pour l'instant le mot important c'est vraiment "potentiel" parce qu'il n'y a rien de concret pour nous pour le moment , soutient pour sa part Alexandre Néron, responsable des ventes internationales de l'entreprise manufacturière Métal 7 de Sept-Îles.

Et malgré les projets, « pour une PME comme nous, c'est plus difficile de faire du recrutement parce qu'on doit se battre contre des avantages sociaux et des salaires très élevés offerts par les grandes entreprises, explique-t-il.

Pour d'autres, le Salon Plan Nord est une occasion d'affaires comme une autre. C'est le cas de Paul Hurteau, de Top Shot Image, une nouvelle entreprise spécialisée dans les prises de vue aérienne. « Tous le monde est content de voir les archives de la construction de la centrale hydroélectrique Manic-5. Un jour, on va vouloir des archives du Plan Nord, et pas juste des minières, mais aussi de la vie, de la transformation du territoire », dit-il. « Je suis venu présenter mon service. Je peux aller le faire dans le Nord comme je peux aller le faire dans le désert. »

Une expertise à partager

Johanne Jean, rectrice de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
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Johanne Jean, rectrice de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Photo : Bruno Maltais

En plus des quelque 500 offres d'emploi présentées dans le cadre du Salon Plan Nord, l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) fait la promotion de ses programmes de formation dans le secteur minier, qui couvrent l'enseignement professionnel, technique et universitaire.

« Au fil des 40 dernières années, on a développé une expertise dans ce domaine-là et on [veut] que cette expertise soit connue et reconnue ", explique Johanne Jean, rectrice de l'UQAT.

« C'est évident que les industriels miniers vont avoir besoin de beaucoup de main-d'oeuvre, et cette main-d'oeuvre, il faut la former. L'Abitibi-Témiscamingue c'est 146 000 habitants. On sait d'ores et déjà qu'on ne sera pas assez pour occuper tous les emplois, donc c'est pour ça qu'on est venu à Montréal », ajoute-t-elle.

Organisé par la Chambre de commerce de Montréal, le Salon Plan Nord accueille une centaine d'entreprises et le grand public (gratuitement) au Palais des congrès de Montréal jusqu'en fin de journée, samedi. Toutefois, les portes sont maintenant fermées en raison des manifestations.

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