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Des étudiants manifestent devant l'édifice de la Banque Nationale à Montréal le 11 avril 2012.

Des étudiants manifestent devant l'édifice de la Banque Nationale à Montréal le 11 avril 2012.

Radio-Canada

Lors du congrès de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) qui aura lieu dimanche, à Montréal, les participants devront décider s'ils condamnent les actes de violence commis dans le cadre de la grève des étudiants, qui en est à sa dixième semaine.

Cette condamnation réclamée par le gouvernement est devenue une condition pour la participation de la CLASSE aux discussions avec la ministre de l'Éducation Line Beauchamp aux côtés des autres fédérations étudiantes du Québec, la FECQ (collégiale) et la FEUQ (universitaire).

Dans un document rendu public vendredi, les propositions des différentes associations étudiantes affiliées à la CLASSE abordent cette question, mais ne lui donnent pas l'importance que lui confère la ministre. Ainsi, les propositions à ce sujet figurent parmi d'autres qui abordent surtout les revendications de la CLASSE dans ce conflit.

Au sujet de la condamnation de la violence, l'AFELC-UQAM (Association facultaire étudiante des Langues et Communication de l'UQAM) propose à la CLASSE de consacrer 29 minutes à « dénoncer les actions répréhensibles du gouvernement libéral, ainsi que celles des administrations des universités depuis dix ans ». Puis, pendant une minute, de « constater les actions violentes effectuées dans le cadre de la grève étudiante », précisant que « le gouvernement ne pouvait qu'être conscient de la nécessité de cette chaîne causale ».

Enfin, sur une note d'humour, cette proposition se termine en recommandant à la CLASSE de « dénoncer l'assassinat de Toutankhamon » si l'organisation juge que le mouvement peut ainsi s'attirer « les faveurs du public ».

De son côté, l'ADEPUM (Association des étudiants en philosophie de l'Université de Montréal) propose que la CLASSE demande que le gouvernement « condamne également la violence du conflit, de tout genre et de toute provenance, y compris la violence du recours aux injonctions et à la brutalité policière ».

L'AESSUM (Association étudiante de Service social de l'Université de Montréal) propose quant à elle que la CLASSE accepte de « rencontrer la ministre si elle n'impose aucune condition politique à la négociation » et propose que la CLASSE reconnaisse « les torts que la violence peut avoir lorsqu'elle est dirigée vers l'être humain ».

Au coeur du conflit

Jeanne Reynolds et Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSEAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jeanne Reynolds et Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE

En ce qui concerne le coeur du conflit, en l'occurrence la hausse des droits de scolarité, l'AESSUM propose que la CLASSE exige « un moratoire sur la hausse des droits de scolarité » jusqu'à ce que soient tenus des états généraux sur l'éducation.

Et sur ces états généraux, l'AESSUM soumet une douzaine d'éléments à la discussion, notamment « les moyens de financer les établissements d'enseignement postsecondaire », « l'endettement étudiant » et « les critères d'admission et d'attribution de l'aide financière aux études ».

Par ailleurs, l'AFESH-UQAM (Association facultaire étudiante des sciences humaines de l'UQAM) propose que la CLASSE lance un appel à une grève sociale les 1er et 15 mai. Pour ce faire, elle recommande à l'organisation étudiante de prendre contact avec les syndicats nationaux et des groupes communautaires.

Démocratie directe

Dans son fonctionnement, la CLASSE préconise la démocratie directe. Les associations membres doivent d'abord se réunir et prendre position sur les enjeux qui leur sont soumis. Au moment du congrès, les représentants des associations s'expriment selon les mandats que leur ont conférés leurs membres. Toutes les associations y ont le même poids.

La CLASSE regroupe 56 associations qui représentent plus de 93 000 étudiants.

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