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Des manifestants défendent l'éducation en français à l'Université de Regina

Des manifestants défilent sur le campus de l'Université de Regina

Des manifestants défilent sur le campus de l'Université de Regina

Photo : Cynthia Noury

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Environ 200 manifestants ont défilé vendredi sur le campus de l'Université de Regina à la suite d'un appel de soutien du regroupement « Les amis de l'Institut français ».

Les protestataires ont marché sous la grisaille jusqu'aux bureaux de l'administration de l'université en brandissant des écriteaux jaunes, la couleur des Fransaskois.

Ils ont également écouté un discours enflammé de Paul Heppelle, le président de l'Assemblée communautaire fransaskoise.

Le porte-parole des « amis de l'Institut français », Michel Dubé, estime que l'administration évite de prendre des engagements concrets et il souligne l'importance du rôle de la manifestation pour faire modifier le comportement des dirigeants de l'université.

« On a fait comprendre à l'administration que la communauté se tient debout et ne va pas se laisser faire. Elle va continuer à garder la pression », a-t-il déclaré.

Les réclamations des manifestants

Les protestataires dénoncent la politique de certains responsables de l'université qui auraient, selon eux, saboté la crédibilité de l'Institut, freiné son développement et entraîné une perte de confiance entre l'organisme et les Fransaskois.

Ils accusent la présidente et vice-chancelière de l'établissement, Vianne Timmons, de n'avoir pas fait avancer le dossier du statut universitaire de l'Institut français.

En janvier 2010, Mme Timmons s'était engagée, entre autres, à mettre sur pied un baccalauréat en développement communautaire, un premier pas dans le but d'accorder un statut universitaire à l'Institut français.

En décembre dernier, le non-renouvellement contrat de Peter Dorrington, directeur de l'Institut français, a mené à la création d'un mouvement de sauvegarde de la place du français au sein de l'Université de Regina.

Les reproches des Amis de l'Institut français ont pris une plus grande ampleur le 18 avril lorsqu'ils ont publié un manifeste dans le quotidien Leader-Post de Regina.

Mme Timmons, pour sa part, s'est défendue dans une déclaration faite dans l'édition de jeudi du quotidien.

Elle y affirmait que les deux langues officielles du pays ont un rôle important à jouer dans l'enseignement supérieur et que l'Institut français a lui-même un rôle important à jouer à l'Université de Regina.

Un financement limité, un dialogue à poursuivre selon l'Université

Lors d'une conférence de presse vendredi matin, le vice-recteur aux affaires académiques Thomas Chase a admis que les discussions entre l'administration de l'université et la communauté ont cessé pendant quelques mois, mais que l'Université a toujours l'intention de poursuivre le dialogue.

Selon lui, le processus d'un changement de statut universitaire et de création de nouveaux programmes est très compliqué et demande beaucoup de temps.

Thomas Chase a aussi rappelé que son établissement est tenu de respecter un budget serré et qu'il doit en conséquence rendre efficaces les programmes et les structures de l'université.

Ses paroles n'ont pourtant pas rassuré Michel Dubé, porte parole des amis de l'Institut français: « Tant qu'il n'y aura pas un plan clair et ferme sur la vision qui a été acceptée il y a deux ans, les amis de l'Institut français vont continuer à protester », a-t-il promis.

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