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Projet de pipeline Keystone XL : le nouveau tracé proposé pour le Nebraska est dévoilé

Des tuyaux du projet pipeline Keystone XL de TransCanada sont empilés près de Gascoyne, au Dakota du Nord.

Des tuyaux du projet pipeline Keystone XL de TransCanada sont empilés près de Gascoyne, au Dakota du Nord.

Radio-Canada

Le nouveau tracé proposé par l'entreprise TransCanada pour le controversé oléoduc Keystone XL dans le Nebraska contourne la zone sensible des Sandhills, ont révélé jeudi les autorités de l'État.

Les représentants du Nebraska ont divulgué les détails de la proposition présentée mercredi par la compagnie de Calgary, qui offre maintenant de faire passer le pipeline à l'est des Sandhills, avant de le ramener à son tracé initial.

Selon TransCanada, cette modification ajoute environ 160 km à l'oléoduc long de quelque 2700 km qui doit servir à transporter du pétrole depuis l'Alberta jusqu'aux raffineries américaines du golfe du Mexique.

L'entreprise a pu présenter le nouveau tracé après que le gouverneur du Nebraska, Dave Heineman, eut permis aux autorités de l'État de procéder à une évaluation environnementale de la proposition.

Le projet était dans l'impasse depuis que la Maison-Blanche avait refusé, en janvier, d'accorder un permis fédéral à TransCanada. Pour expliquer son refus, elle avait invoqué le manque de temps pour évaluer correctement l'oléoduc avant la date limite imposée par le Congrès et les inquiétudes soulevées par le tracé au Nebraska.

La position du président Barack Obama dans ce dossier lui a valu de féroces attaques de la part des républicains, qui l'ont accusé de nuire à la création d'emplois et d'être sourd aux besoins énergétiques du pays.

De son côté, M. Obama a affirmé que les leaders républicains au Congrès avaient tenté de lui forcer la main en insistant pour qu'il prenne une décision avant qu'un tracé acceptable ne soit trouvé pour l'oléoduc.

Le premier ministre Stephen Harper avait pour sa part exprimé ouvertement sa déception suite à la décision du président américain. Il avait même fait un voyage en Chine au mois de février afin de trouver d'autres acheteurs pour le pétrole canadien.

Le Canada possède la troisième plus importante réserve de pétrole au monde, soit plus de 170 millions de barils, après l'Arabie saoudite et le Venezuela. Sa production quotidienne de 1,5 million de barils de pétrole extrait des sables bitumineux devrait atteindre 3,7 millions d'ici 2025.

Les groupes écologistes ont lancé une vaste campagne contre le projet Keystone XL, s'opposant fermement au transport de millions de barils par semaine d'un pétrole qu'ils qualifient de « sale ».

The Associated Press


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