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L'ombudsman de Montréal s'attaque aux moisissures et aux coquerelles

Dans l'arrondissement Rosemont-Petite-Patrie, des dizaines de locataires se plaignent depuis plusieurs années du manque de salubrité de leurs logements.
Radio-Canada

Dans son rapport 2011, rendu public mardi, l'ombudsman de la Ville de Montréal s'attaque aux problèmes d'insalubrité des logements dans la métropole.

Les plaintes de citoyens concernant des cas d'insalubrité représentent moins de 5 % des plaintes annuelles, explique l'ombudsman Johanne Savard, mais elles réclament de plus en plus de son temps, compte tenu de leur impact sur la santé publique.

L'équipe de l'ombudsman rapporte notamment avoir traité des dossiers où, en raison de la présence de moisissures importantes, les occupants d'un logement avaient développé des problèmes de santé majeurs.

« Nous intervenons dans des dossiers de plus en plus complexes et nous initions aussi nous-mêmes plus d'enquêtes à la lumière d'informations qui nous parviennent autrement que par une plainte formelle », souligne-t-elle.

Mme Savard donne en exemple le cas d'un HLM où vivait une famille de quatre personnes. « Quand on a pris le dossier au début 2011, on a réalisé qu'il y avait 28 rats qui avaient été trouvés dans cet appartement-là depuis septembre 2010, ce qui est beaucoup, et vraiment interpellant », dit-elle.

Cette famille a pu déménager avec l'aide de l'ombudsman.

Par ailleurs, Mme Savard constate une grande variation de l'importance accordée aux problèmes d'insalubrité d'un arrondissement à l'autre. Elle cite en modèle les interventions des arrondissements de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce et de Pierrefonds-Roxboro. Elle signale d'autre part que ses relations avec l'arrondissement de Verdun ont été plus difficiles.

En 2011, les principaux arrondissements visés par une plainte ont été : le Plateau-Mont-Royal (67), Ville-Marie (61), Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (52), Rosemont-La Petite-Patrie (51) et Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (45).

L'ombudsman invite les locataires à vérifier si les propriétaires ont bien réglé les problèmes d'insalubrité de leur logement, une fois qu'ils ont fait une réclamation de travaux. « Il faut que le suivi soit fait jusqu'au bout pour s'assurer que les tests de qualité de l'air et les vérifications sur l'absence de champignons soient concluants, de sorte qu'on pourra au moins dire que "ce logement-là", c'est réglé une fois pour toutes. Au moins jusqu'à ce qu'il y ait d'autres incidents », explique-t-elle.

Société