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Bureaux de ministres vandalisés et métro bloqué à Montréal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quatre immeubles abritant les bureaux de ministres du gouvernement de Jean Charest ont été la cible d'actes de vandalisme dans la nuit de dimanche à lundi.

Vers 3h05, un édifice du boulevard Marcel-Laurin, dans l'arrondissement de Saint-Laurent, abritant les bureaux du ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, a été visé. Des vitres ont été fracassées et des bouteilles contenant un liquide inflammable ont été trouvées.

Une quinzaine de minutes plus tard, c'est le bureau de circonscription de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, sur la rue Saint-Jacques, qui a été la cible d'actes de vandalisme. Là aussi, des vitrines ont été fracassées et un produit chimique a été déversé au sol. Des carrés rouges, symbole de la lutte étudiante contre la hausse des droits de scolarité, ont aussi été peints sur la façade de l'édifice.

Ensuite, des vitres d'un immeuble abritant les bureaux de la ministre du Travail Lise Thériault, rue Beaubien Est, dans l'arrondissement d'Anjou, ont été fracassées par des bouteilles contenant un produit inflammable. Peu auparavant, des méfaits ont été commis dans un immeuble situé tout près. Selon le SPVM, les malfaiteurs se sont trompés d'endroit.

Enfin vers 4h, un édifice où se trouve les bureaux du ministre des Finances, Raymond Bachand, dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, a été peint de rouge.

Aucun incendie ne s'est déclaré dans les édifices visés et aucun suspect n'a été arrêté. On ne peut pas confirmer pour l'instant qui est derrière ces gestes.

L'un des porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a indiqué que l'organisation se dissociait des gestes commis. « La CLASSE se dissocie de ces gestes-là. La CLASSE réitère que ce ne sont pas des moyens qu'elle utilise, ce sont des moyens qu'elle n'a jamais utilisés et qu'elle n'utilisera jamais », a-t-il déclaré.

Interrogé par RDI lundi matin, Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), a lui aussi déclaré qu'il se dissociait complètement de ces gestes. « Je pense que les actions doivent être pacifiques. C'est la meilleure façon de se faire entendre par la population », a-t-il dit.

Incidents dans le métro

Les lignes de métro orange, verte et bleue ont été paralysées de longues minutes lundi matin, à la suite d'une série d'actes de vandalisme coordonnés.

Vers 7h15, des groupes d'individus cagoulés et habillés en noir ont lancé des sacs de briques sur les rails dans cinq stations de métro.

Au même moment, des individus ont actionné les freins d'urgence dans les cinq stations de métro.

« En même temps, dans cinq stations différentes, les cinq rupteurs ont été actionnés et quand on s'est rendu sur les lieux on s'est rendu compte qu'il y avait des objets sur la voie et c'était des sacs de briques », a expliqué Isabelle Tremblay, porte-parole de la Société des transports de Montréal.

Personne n'a été arrêté.

Le service a été rétabli sur les trois lignes de métro après que des employés de la STM eurent dégagé les rails. Le service a été interrompu de 15 à 30 minutes, selon les lignes de métro.

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