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Les amateurs de dérapage défendent leur passion

Dérapage

Photo : YouTube

Radio-Canada

De nombreuses personnes dans la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick, aiment faire ce qu'elles appellent des « shows de boucane », c'est-à-dire faire crisser les pneus sur l'asphalte.

« Pas mal tout le monde aime ça », affirme Alex Landry, employé du commerce Pneus du boulevard.

M. Landry travaille dans un garage. C'est un spécialiste du pneu. Il en voit qui sont usés à la corde ou éclatés. Il dit qu'il faisait lui même déraper ses vieilles voitures.

Selon Yves Mourant, propriétaire de Pneus du boulevard, les shows de boucane sont là pour rester. « Les quarts de mille, la période avant la course, qui est le burn-out, pour réchauffer le pneu pour qu'il adhère plus, les spectateurs, c'est une partie qu'ils aiment beaucoup », dit-il.

Ronald Hébert, résident de Duguayville, aime regarder ce spectacle. Il précise qu'il aime beaucoup l'odeur du caoutchouc. Il propose la création d'une piste réservée à ces dérapages. Yves Mourant juge que c'est une bonne idée pour améliorer la sécurité publique.

Les jeunes sont souvent montrés du doigt quand on parle de cette activité. Pourtant, les plus vieux aiment ça aussi. « C'est comme de l'adrénaline qu'ils ont en dedans d'eux autres. Il faut qu'ils aillent voir ça », explique M. Hébert.

Le 6 avril, une activité du genre à Lavillette a tourné en affrontement entre une foule d'environ 300 personnes et des policiers.

En attendant qu'une piste soit construite, les routes de la Péninsule vont continuer d'être marquées de caoutchouc.

Acadie

Industrie automobile