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Fermeture prévue de la ferme expérimentale de Kapuskasing : réactions négatives

ferme expérimentale de Kapuskasing

Bovin de la ferme expérimentale de Kapuskasing

Photo : Naël Shiab

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La fermeture de la ferme expérimentale d'Agriculture Canada à Kapuskasing suscite de vives réactions dans le Nord de l'Ontario et en Abitibi-Témiscamingue, au Québec.

Le financement des installations de recherche bovine a été sabré dans le dernier budget fédéral.

Un regroupement de producteurs bovins du Nord-Ouest du Québec a envoyé une lettre de protestation à la ministre fédérale de l'Agriculture. Ces éleveurs affirment avoir besoin de la ferme expérimentale pour développer la production bovine dans la région au cours des prochaines années.

Pierre Therrien, qui travaille aux installations de Kapuskaing depuis 20 ans, ajoute que la ferme est essentielle pour les régions du Nord.

On cherche à faire revivre l'agriculture dans le Nord. Un centre tel que Kapuskasing est un endroit idéal pour mettre en place des projets de recherche pour supporter les industries locales.

Pierre Therrien, employé

Les chercheurs de la ferme sélectionnaient les types de boeuf les plus à même de vivre dans les conditions du Nord de l'Ontario et du Québec.

Mais pour Agriculture Canada, c'est au secteur privé de prendre le relais.

On croit que les entreprises de la région seraient capables de prendre la recherche où on l'a amenée et ce serait les meilleures, les mieux placées pour pouvoir rendre le produit après.

Alain Giguère, directeur de recherche pour Agriculture Canada

Doutes

Nombre de producteurs, toutefois, doutent que les entrepreneurs se risqueront à investir dans des recherches coûteuses, surtout dans le contexte économique actuel.

Pour sa part, l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue a l'intention d'intervenir dans le dossier. La rectrice, Johanne Jean, dit que ces infrastructures sont importantes pour l'UQAT en raison de la présence d'équipements scientifiques et d'un troupeau.

Mme Jean veut d'abord entamer des discussions avec Agriculture Canada pour tenter d'empêcher la fermeture de la ferme. Elle n'écarte pas l'idée d'injecter des fonds de l'Université pour assurer la survie de l'établissement de recherche.

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