•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Air Canada obtient une ordonnance de retour au travail pour ses pilotes

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Aéroport Pearson

Annulations de vols vendredi matin à l'aéroport Pearson de Toronto

Photo : Annie Poulin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Air Canada a obtenu une ordonnance forçant ses pilotes à retourner au travail. Le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a pris cette décision vendredi après qu'une centaine de vols aux aéroports de Toronto et de Montréal ont été retardés ou annulés parce que plusieurs pilotes ne se sont pas présentés au travail.

Les aéroports de Winnipeg, de Regina et d'Halifax ont aussi été touchés. C'est la troisième fois en moins d'un mois que les pilotes usent de ce moyen de pression. La situation devrait revenir à la normale samedi.

Plusieurs pilotes se seraient entendus pour ne pas rentrer au travail, prétextant qu'ils sont malades. L'Association des pilotes d'Air Canada nie que ce soit le résultat d'un mot d'ordre du syndicat.

Jean-Marc BélangerAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de l'Association des pilotes d'Air Canada, Jean-Marc Bélanger

Photo : La Presse canadienne / TOM HANSON

Air Canada accusait déjà certains de ses pilotes d'avoir utilisé le même moyen de pression illégal le mois dernier, en pleine semaine de relâche en Ontario. Des dizaines de vols avaient alors été annulés au pays.

La porte-parole du transporteur, Isabelle Arthur, indique que la compagnie ne commentera pas les moyens de pression illégaux de vendredi, étant donné que le Conseil canadien des relations industrielles a déjà été chargé du dossier.

De son côté, le président de l'Association des pilotes d'Air Canada, Jean-Marc Bélanger, se dit en désaccord avec un tel boycottage, qui pourrait exposer les pilotes à des amendes de 1000 $ par jour. Dans le cas des dirigeants syndicaux, la pénalité pourrait atteindre 50 000 $ par jour.

Le commandant Bélanger, toutefois, ne condamne pas les pilotes qui prennent part aux moyens de pression.

Je suis contre. Mais si ça peut amener le gouvernement à agir et ramener Air Canada à la table des négociations, je leur [les grévistes] lève mon chapeau.

Jean-Marc Bélanger, président de l'Association des pilotes d'Air Canada

Passagers furieux

Nombre de passagers se sont rendus aux aéroports de Toronto et de Montréal, vendredi matin, pour apprendre que leur vol était annulé.

passagers d'Air CanadaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des passagers essaient de se trouver une place dans un vol.

Photo : Annie Poulin

Gerry Glover, qui devait se rendre de Toronto à Fort McMurray, déplore qu'aucun employé d'Air Canada ne l'ait informé des problèmes.

Je dois rentrer travailler demain matin. La prochaine fois, je prendrai Westjet.

Gerry Glover, passager

Un autre voyageur, dont le vol de Toronto à Fort Lauderdale a été retardé, était plus compréhensif à l'endroit des pilotes, affirmant « qu'ils essaient d'obtenir de bonnes conditions de travail, donc c'est bien ».

Air Canada permet à ses clients qui devaient voyager vendredi ou samedi de changer leur réservation sans frais.

Relations de travail tendues

Le mois dernier, la ministre fédérale du Travail, Lisa Raitt, a fait adopter une loi spéciale pour empêcher les employés d'Air Canada de faire la grève ou à l'employeur de déclencher un lock-out.

Des bagagistes avaient par la suite déclenché une grève illégale, créant une situation chaotique à l'aéroport Pearson.

De leur côté, les pilotes sont toujours sans nouvelle convention collective. Leur syndicat privilégie un retour à la table des négociations, alors qu'Air Canada veut aller de l'avant avec le processus d'arbitrage en cours.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !