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Grève étudiante : manifestation à l'Université de Montréal pour dénoncer l'injonction

Les manifestants dans le pavillon principal de l'Université de Montréal

Les manifestants dans le pavillon principal de l'Université de Montréal

Photo : Marc Verreault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des centaines de personnes ont manifesté à l'Université de Montréal et à proximité de l'institution jeudi après-midi pour dénoncer l'injonction obtenue par la direction empêchant la tenue de manifestations qui bloqueraient l'accès aux édifices ou aux salles de cours.

Près d'un millier de personnes se sont d'abord rassemblées dans les rues à proximité de l'Université vers 15 h, notamment sur le boulevard Édouard-Montpetit, avant de se rendre sur le campus.

Une centaine de personnes sont entrées dans le pavillon principal de l'institution. Certains manifestants ont essayé de pénétrer à l'intérieur des bureaux du rectorat. Des manifestants ont tenté de briser une porte à l'aide de bouts de bois. On comptait quelques personnes qui étaient masquées. Des manifestants ont demandé la démission du recteur, Guy Breton.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a déclaré la manifestation illégale et a dispersé les manifestants vers 16 h 45. La foule a alors quitté les lieux, encadrée par les policiers.

Des manifestants se sont dirigés vers les bureaux du ministre des Finances, Raymond Bachand, chemin de la Côte-des-Neiges. Certains ont lancé des balles de peinture sur l'édifice.

Des policiers de l'escouade antiémeute du SPVM sont intervenus vers 17 h 30 pour disperser les manifestants qui se trouvaient sur place.

Le secteur à proximité du chemin de la Côte-des-Neiges et du boulevard Édouard-Montpetit a été bloqué à la circulation en fin d'après-midi, alors que se déroulaient les événements.

Le tout s'est déroulé dans un calme relatif. Aucune arrestation n'a été effectuée. On rapporte toutefois quelques bousculades.

La secrétaire générale de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM), Stéfanie Tougas, a tenu à préciser que la demande de démission du recteur de l'Université ne vient pas de la FAECUM et que celle-ci ne cautionne pas les gestes des manifestants qui ont pénétré à l'intérieur des pavillons de l'université jeudi.

Les policiers interviennent près des bureaux du ministre Raymond Bachand, chemin de la Côte-des-Neiges.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les policiers interviennent près des bureaux du ministre Raymond Bachand, chemine de la Côte-des-Neiges.

Affrontements entre étudiants à l'Université Concordia

À Montréal, les policiers antiémeutes ont dû intervenir à l'Université Concordia jeudi matin lorsque des étudiants dénonçant la hausse des droits de scolarité ont entrepris de bloquer les accès au pavillon Henry F. Hall.

Les manifestants faisant le blocus ont été pris entre des étudiants qui voulaient sortir du pavillon, et d'autres qui voulaient y entrer, ce qui a donné lieu à des invectives de part et d'autre et à des bousculades.

Les policiers antiémeutes sont finalement intervenus. Armés de matraques et de boucliers, ils ont dégagé les portes de l'établissement sous les applaudissements des étudiants qui se trouvaient à l'extérieur de l'édifice.

Une vitre du pavillon Henry F. Hall a été brisée dans l'affrontement.

Selon la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), 12 930 étudiants de l'Université Concordia sont en grève. Près de 5000 d'entre eux débraient depuis le 5 mars, les autres, depuis le 12 mars.

Depuis le début du conflit, il y a 59 jours, la police de Montréal est intervenue à plusieurs reprises pour mettre fin à des opérations de blocage mises en oeuvre par les grévistes étudiants. Cela s'est notamment produit mercredi devant la Tour de la Banque Nationale.

À Sherbrooke, près de 300 étudiants ont marché dans les rues de la ville pour protester contre la hausse des droits de scolarité. Ils se sont rendus jusqu'au bureau de la députée de Saint-François et ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, où ils ont manifesté leur désaccord avec la politique gouvernementale.

Les policiers antiémeutes de Montréal sont intervenus jeudi matin à l'Université Concordia.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les policiers anti-émeute de Montréal sont intervenus jeudi matin à l'Université Concordia.

Photo : Marc Verreault

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