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Les garderies à 7 $ sont rentables, selon une étude

Des enfants dans une garderie

RDI Économie - Pierre Fortin

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les garderies subventionnées ont incité près de 70 000 mères à occuper un emploi en 2008, ce qui se traduit par une hausse du taux d'emploi global au Québec de 1,78 %, et une hausse du PIB de 5,1 milliards de dollars.

C'est ce que concluent les auteurs d'une étude réalisée par la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke qui ont calculé l'impact de la politique des garderies subventionnées sur le taux d'activité féminin, le revenu intérieur brut et les budgets gouvernementaux.

Ainsi, en considérant la hausse des impôts et des taxes ainsi que la baisse des prestations engendrées par le programme de garderies subventionnées, les auteurs évaluent que pour chaque tranche de 100 $ de subvention du gouvernement du Québec, la province a reçu un retour fiscal de 104 $ et a fait un cadeau de 43 $ au gouvernement fédéral.

Le programme de garderies subventionnées

Le programme des services de garde subventionnés a été lancé au Québec en 1997. Les parents payaient à l'époque 5 $ par jour. Ce tarif a été haussé à 7 $ par jour en 2004. En mars 2011, 215 000 enfants d'âge préscolaire bénéficiaient du programme, soit la moitié des enfants de cette catégorie d'âge au Québec.

Le pourcentage d'enfant de 0 à 4 ans en garderies subventionnées est passé de 18 %, en 1998, à 53 % en 2011. Il s'agit d'une croissance unique au sein du Canada, soulignent les auteurs de l'étude.

Le Québec se démarque aussi au pays quant à l'évolution du taux d'activité chez les femmes. Alors que ce taux était de 4 points inférieur à la moyenne canadienne en 1996, il a progressé très rapidement à partir de cette date pour dépasser la moyenne nationale en 2011. Au cours de cette période, le taux d'activité des femmes de 15 à 64 ans est passé de 63 % à 75 %.

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