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Une étude prône l'ouverture de centres d'injection supervisée à Toronto et à Ottawa

Un client prépare sa dose d'héroïne au centre d'injection supervisé Insite de Vancouver le 11 mai 2011.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Les villes de Toronto et d'Ottawa profiteraient de la création de centres d'injection supervisée, selon un nouveau rapport publié mercredi.

L'étude conjointe de l'Hôpital St. Michael et l'Université de Toronto, qui s'est étendue sur quatre ans, conclut que ces centres permettraient de réduire la criminalité et de prévenir les maladies transmises par le sang.

Le groupe de recherche suggère la création de trois centres à Toronto et de deux à Ottawa.

Les auteurs soulignent que ces établissements pourraient améliorer la santé des usagers de drogue en réduisant les méfaits qu'engendre la consommation. Ils notent également que moins de gens prendraient des drogues en public si ces centres étaient mis en place.

À l'aide de multiples sources de données, nous avons prévu que les sites d'injection supervisée préviendraient les infections par le VIH et le virus de l'hépatite C et procureraient d'importants avantages pour la santé aux usagers de drogue à Toronto et Ottawa.

Dre Carol Strike, codirectrice de l'étude, Université de Toronto

Le document fait aussi état des coûts que pourrait engendrer l'initiative, ainsi que les conséquences sur les maladies infectieuses et la valeur des édifices situés à proximité. Les chercheurs ont aussi étudié les centres d'injection mobiles.

Chaque mois, trois personnes meurent d'une surdose de drogues à Ottawa.

Une infirmière présente un plateau d'instruments stérilisés d'injection qu'Insite offre aux toxicomanes.

Une infirmière présente un plateau d’instruments stérilisés d’injection qu’Insite offre aux toxicomanes.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

L'exemple de Vancouver

Les auteurs de l'étude ont également noté que si Toronto et Ottawa décidaient de mettre en place de tels centres, les villes auraient avantage à établir plusieurs sites, plutôt qu'un seul, comme c'est le cas avec la clinique Insite à Vancouver. Dans la métropole de la Côte-Ouest, l'usage de drogue par injection est concentré au centre-ville, ce qui n'est pas le cas dans les deux principales villes de l'Ontario.

L'an dernier, après une guerre juridique de plus de quatre ans, la Cour suprême canadienne a ouvert la voie à la multiplication des centres d'injection supervisée au pays. Le gouvernement conservateur s'était ainsi fait débouter par le plus haut tribunal du pays, qui a conclu que de refuser à la clinique Insite le droit de poursuivre ses activités violait le droit à la vie inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés.

Société