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La possibilité d'ouvrir deux centres d'injection supervisée à Ottawa ne fait pas l'unanimité

Seringue et drogue injectable

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Radio-Canada

La recommandation de chercheurs ontariens d'ouvrir deux centres d'injection supervisée à Ottawa et trois à Toronto soulève des réactions opposées.

Les chercheurs de l'Université de Toronto et de l'Hôpital Saint-Michael affirment que la mise en place de ces centres aiderait à prévenir de nombreuses infections au VIH et à l'hépatite C.

C'est à Ottawa qu'il y a le plus de nouveaux cas de VIH chez les utilisateurs de drogues injectables. De plus, chaque mois, trois personnes meurent d'une surdose de drogue dans la capitale nationale.

Au Centre de gestion de sevrage d'Ottawa, qui accueille plus de 300 toxicomanes par année, la suggestion est bien reçue.

Si l'idée est de sauver des vies, c'est une bonne idée.

Deborah Hook, directrice du Centre de gestion du sevrage d'Ottawa

De son côté, la direction de la Maison Fraternité, où 33 lits sont offerts aux toxicomanes, est moins enthousiaste, même si elle reconnaît qu'un centre d'injection supervisé pourrait réduire la transmission de maladies infectieuses.

Avec un site, vous donnez l'impression que c'est OK d'aller consommer de la drogue, ce qui n'est pas le cas. Les toxicomanes vont vous dire que c'est un enfer d'en sortir.

Denis Boileau, directeur général de la Maison Fraternité

Une opposition ferme

S'il n'en tient qu'à la Ville d'Ottawa et au service de police, l'ouverture d'un site d'injection supervisée n'est pas pour demain

La priorité la plus importante, c'est de fournir les fonds pour le traitement résidentiel dans la ville d'Ottawa.

Jim Watson, maire d'Ottawa

Le chef de la police d'Ottawa, Charles Bordeleau, soutient de son côté que les sites d'injection augmenteraient le taux de criminalité.

Quant à la ministre ontarienne de la Santé, Deb Matthews, elle remercie les chercheurs. Mais elle ajoute que l'ouverture de centres d'injection supervisée n'est pas une priorité du gouvernement McGuinty.

Société