•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Commission Oppal : la femme qui a survécu à Robert Pickton ne témoignera pas

Vue aérienne des recherches sur la propriété de Robert Pickton

Un cliché pris par la police en 2002, durant les fouilles autour de la propriété de Robert Pickton, en à Port Quitlam en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / CP Photo

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancienne prostituée, connue sous le nom de Mme Anderson, a complètement changé sa vie et elle ne veut pas mettre en péril sa vie privée ainsi que celle de son mari, de ses trois enfants, de ses parents et du reste de sa famille.

La femme qui a survécu à une attaque de Robert Pickton en 1997 ne témoignera donc pas à la Commission d'enquête sur les femmes disparues.

Un soir de mars 1997, Mme Anderson oeuvrait dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver. Le tueur avait proposé à la travailleuse du sexe de se rendre à sa ferme de Port Coquitlam, en banlieue de Vancouver et d'avoir un rapport sexuel pour 100 $.

Après avoir eu une relation sexuelle avec elle, Robert Pickton avait entrepris de la menotter lorsque celle-ci a réussi à le poignarder et à s'enfuir.

Elle a été sauvée par de bons samaritains qui passaient par là et qui l'ont transportée à l'hôpital, car elle avait également reçu un coup de couteau.

Plusieurs heures plus tard, la femme était à l'hôpital avec des lacérations graves, tenant un couteau maculé du sang de Robert Pickton.

Ce dernier est ensuite arrivé au même hôpital. Une clé qui correspondait à la serrure des menottes a été retrouvée dans ses vêtements.

Les accusations de tentatives de meurtre et de séquestration portées contre Robert Pickton à la suite de cette attaque ont été abandonnées par la procureure Randi Conner en janvier 1998.

La procureure avait expliqué à l'époque que le témoignage de la prostituée qui était également dépendante de la drogue n'était pas fiable.

Mme Anderson a critiqué cette décision arguant que si la Couronne s'était appuyée sur son témoignage, Robert Pickton aurait pu être placé derrière les barreaux bien avant son arrestation en 2002 et la disparition de 19 autres femmes.

Le symbole de l'attaque de 1997

L'attaque est devenue le symbole de tout ce qui aurait pu être entrepris différemment, alors que des femmes se sont mises à disparaître du quartier Downtown Eastside dans les années 1990 et au début des années 2000. Les circonstances entourant la mise en accusation de Robert Pickton, puis sa relaxe ont soulevé la question du nombre de vies qui auraient pu être sauvées.

La commission d'enquête publique qui se déroule actuellement a permis d'entendre le témoignage de plusieurs policiers qui ont affirmé que la femme était crédible et qu'elle aurait offert un témoignage incriminant, si la Couronne avait déployé davantage d'efforts pour s'assurer de sa collaboration.

Un enquêteur a même affirmé « qu'aussi morbide cela soit-il », si Mme Anderson avait été tuée cette nuit-là, Robert Pickton aurait été condamné pour meurtre en un rien de temps.

Le témoignage de la femme a été rendu public en août 2010, après que Robert Pickton eut épuisé ses recours devant la Cour suprême du Canada, pour faire appel de sa condamnation à une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans pour le meurtre de six femmes.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !