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L'opposition critique les changements apportés aux prêts et bourses par le gouvernement

Marie Malavoy

Marie Malavoy

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'opposition à l'Assemblée nationale critique la décision du gouvernement du Québec d'élargir l'admissibilité aux prêts et bourses de même que la modulation du remboursement de leur dette une fois les études terminées.

Le Parti québécois a estimé jeudi que le gouvernement servait du « réchauffé » à la population québécoise. « En 2005, Pierre Reid, alors ministre de l'Éducation et maintenant député d'Orford, avait proposé exactement la même chose », a déclaré la porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur et de prêts et bourses, Marie Malavoy. « Ce programme n'avait jamais vu le jour, car il a été aboli deux mois plus tard par son successeur, Jean-Marc Fournier, actuel leader du gouvernement. »

« Le gouvernement impose ses conditions aux étudiants au lieu de s'asseoir avec eux pour écouter leurs propositions, a ajouté Mme Malavoy. Ce n'est pas de cette manière qu'il va dénouer l'impasse dans laquelle nous nous trouvons. Comme d'habitude, ça sent l'improvisation du côté du gouvernement! »

La députée de Taillon demande au gouvernement de daigner rencontrer les étudiants afin de mettre un terme à la crise.

Québec solidaire abonde dans le sens de l'un des principaux regroupements étudiants, la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), en stipulant que le gouvernement n'offre que la possibilité aux étudiants et à leur famille de s'endetter. « La classe moyenne croule déjà sous les dettes, estime le co-porte-parole du parti et député de Mercier, Amir Khadir. L'augmentation des frais de scolarité ne fera qu'empirer cette situation. Les mesures annoncées touchant les prêts et bourses ne sont que des pansements qui ne régleront pas l'hémorragie que le gouvernement a lui-même provoquée. Ce qu'il propose est un mirage. »

En finançant ces nouveaux prêts et bourses à même l'argent des universités, M. Khadir estime que le gouvernement prouve par le fait même qu'il y a de l'argent disponible dans le système d'Éducation. « Si le gouvernement estime que de l'argent est disponible, pourquoi ne pas réduire la hausse prévue? demande-t-il. Ça serait plus simple et efficace que de gonfler la bureaucratie du système d'aide financière aux études. J'en conclus que le gouvernement maintient la hausse pour ne pas perdre la face et par choix idéologique. »

À Sherbrooke, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a estimé que le geste du gouvernement Charest était insuffisant. « Il doit y avoir deux choses qui doivent être mises sur la table : une bonification des prêts et bourses, mais aussi une façon de mieux gérer les fonds dans les universités », a-t-il déclaré.

Les quelque 200 000 étudiants québécois qui débraient pour contester la hausse des droits de scolarité de 1625 $ sur cinq ans décrétée par le gouvernement Charest ont continué de manifester dans plusieurs villes du Québec, jeudi, malgré le risque que leur session soit compromise.

Certains étudiants en étaient à leur 52e journée de débrayage, soit autant que lors de la précédente grande grève, en 2005. Ce conflit, qui portait sur des compressions au programme de prêts et bourses, s'était terminé par une entente négociée.

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