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Doba sur scène

Doba sur scène

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs artistes ont donné un spectacle jeudi soir à la Place du Canada à Montréal pour appuyer les étudiants qui manifestent contre la hausse des droits de scolarité.

Malajube, Doba, Boni Suba et Orange Orange sont montés sur scène, devant environ 300 personnes. Le spectacle a été ponctué de plusieurs discours d'appui aux étudiants.

Le spectacle était organisé par la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM), l'Association des étudiantes et étudiants de la faculté des sciences de l'éducation de l'UQAM ainsi que les associations étudiantes membres de la FECQ et de la FEUQ.

Le geste a été très bien accueilli par les leaders étudiants. « La communauté artistique vient un peu à la rescousse des étudiants, nous redonner un peu de courage. De voir que les artistes qui souvent au Québec ont été au coeur des grands changements sociaux signifie beaucoup pour les étudiants qui sont en grève », a par exemple déclaré le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin.

Aucun débordement n'a eu lieu.

Des étudiants ont bloqué le coin des rues Sainte-Catherine et Berri.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des étudiants ont bloqué le coin des rues Sainte-Catherine et Berri.

Toujours en soirée, des centaines d'étudiants ont marché dans les rues du centre-ville de Montréal, pour dénoncer la hausse des droits de scolarité et l'annonce de la ministre de l'Éducation sur la bonification du programme de prêts.

Quelques étudiants ont perturbé la circulation automobile, notamment en s'immobilisant au coin des rues Sainte-Catherine et Berri, près de leur point de départ, le parc Émilie-Gamelin. Plusieurs policiers observaient les étudiants.

« On s'est rendu vraiment loin. Ça fait 52 jours qu'on est dans les rues, qu'on manifeste et on est conscient qu'on ne peut pas arrêter là. Jamais on va être prêt à accepter une entente à rabais. On est prêt à aller au bout », a déclaré l'un des participants à la manifestation.

Le tout s'est déroulé généralement dans le calme.

Des étudiants bloquent les accès du centre de distribution de la SAQ, dans l'est de Montréal.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des étudiants bloquent les accès du centre de distribution de la SAQ, dans l'est de Montréal.

Photo : Karine Bastien

Accès bloqué à un centre de distribution de la SAQ

Plus tôt, quelque 200 étudiants ont bloqué les accès du centre de distribution de la Société des alcools du Québec, dans l'est de Montréal.

Les manifestants s'étaient rassemblés tôt jeudi matin à la station de métro Papineau avant de se diriger vers la Maison des Futailles, située tout près de l'autoroute 25 Sud.

Les manifestants ont bloqué la rue des Futailles et la rue de Boucherville, où se situent les entrées et sorties du centre de distribution de la SAQ.

Plusieurs voitures de police ont été dépêchées sur les lieux. Les agents ont fouillé un groupe de manifestants, qui ont été sommés de quitter les lieux. Aucune arrestation n'a toutefois été faite. Aucun débordement n'a été signalé non plus.

52 jours de grève plus tard... le statu quo

Les quelque 200 000 étudiants québécois qui débrayent pour contester la hausse des droits de scolarité de 1625 $ sur cinq ans décrétée par le gouvernement Charest continuent aussi de manifester dans plusieurs villes du Québec, malgré le risque que leur session soit compromise.

Certains étudiants en sont à leur 52e journée de débrayage, soit autant que lors de la précédente grande grève, en 2005. Ce conflit, qui portait sur des compressions au programme de prêts et bourses, s'était terminé par une entente négociée.

Jeudi, des syndiqués de l'Alliance des professeurs de Montréal et des étudiants en éducation de l'Université du Québec à Montréal et de l'Université de Montréal ont placé des carrés rouges, symbole de la lutte étudiante, sur les terrains d'écoles secondaires de Montréal.

Le président de l'Alliance, Alain Marois, dit que cette action concrète menée avec de futurs collègues vise à sensibiliser les parents des élèves du secondaire au fait que les hausses prévues compromettront sérieusement l'accessibilité aux études.

Avec les informations de La Presse canadienne

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