•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Exclusif

Les prêts étudiants non remboursés ont bondi de 72 % de 2008 à 2010

L'Université de Montréal

L'Université de Montréal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre de Québécois qui sont incapables de rembourser leurs prêts étudiants a bondi de 72 % de 2008 à 2010, révèlent les plus récentes données de l'Aide financière aux études.

En 2008, Québec a conclu que 1082 ex-étudiants ne pourraient jamais rembourser leurs prêts; en 2010, ce sont plutôt 1863 dossiers qui ont été abandonnés par le gouvernement.

La dette de ces étudiants atteint 10 000 $ en moyenne.

Le gouvernement du Québec garantit les prêts étudiants auprès des institutions financières; lorsque celles-ci ne peuvent obtenir de remboursement auprès d'un étudiant qui a terminé ses études, elles renvoient le dossier à Québec, qui tente de récupérer son dû.

Bon an mal an, Québec tente ainsi de se faire rembourser quelque 100 millions de dollars en prêts. Le gouvernement en récupère une bonne partie, mais certains cas sont tout simplement abandonnés.

Le taux d'endettement des Québécois est notamment en croissance, en raison notamment d'une baisse des taux d'intérêt qui rendent le crédit plus accessible. Le coût des loyers a aussi beaucoup augmenté dans les grands centres, ce qui frappe souvent les étudiants de plein fouet.

Québec réagit

De son côté, la ministre de l'Éducation Line Beauchamp minimise l'importance des faillites des étudiants et soutient au contraire que la situation s'est radicalement renversée. Selon elle, le ralentissement économique de 2009 peut expliquer l'augmentation du nombre de faillites à l'époque.

« Entre le chiffre que vous donnez qui date de 2009 et le chiffre de 2011, par exemple, c'est maintenant une baisse du nombre de faillites déclarées d'environ de 30 %, de 28 %. On s'aperçoit que l'explication du chiffre que vous donnez est sûrement liée au fait que nous étions dans l'année qui suivait la crise financière et économique », a-t-elle déclaré.

D'après un reportage de Michel Pepin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !