•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les ancêtres de l'homme faisaient du feu il y a un million d'années

Une photo non datée de l'intérieur de la caverne Wonderwerk, en Afrique du Sud

Une photo non datée de l'intérieur de la caverne Wonderwerk, en Afrique du Sud

Photo : La Presse canadienne / Michael Chazen

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des scientifiques ont découvert la première preuve archéologique que les ancêtres de l'homme savaient comment faire un feu il y a un million d'années, soit des centaines de milliers d'années plus tôt que ce qui était estimé jusqu'à présent.

Une étude qui sera publiée cette semaine dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) révèle que des vestiges très anciens de combustion associés à ceux d'un aménagement artificiel ont été trouvés dans la caverne Wonderwerk, en Afrique du Sud.

Des fouilles ont mis au jour « des cendres de substances végétales bien préservées et des fragments d'ossements, déposés sur des surfaces bien délimitées et mélangés aux sédiments », indiquent les auteurs de l'étude, qui précisent que ces traces donnent à penser que de petits foyers ont été en activité près de l'entrée de la caverne.

Les anthropologues n'arrivent pas à s'entendre sur l'époque à laquelle les ancêtres de l'homme ont appris à produire des étincelles pour allumer un feu afin de se protéger du froid et de chauffer des aliments. Il existe très peu de preuves anthropologiques d'utilisation du feu qui remontent à plus de 400 000 ans. Toutefois, des fragments de récipients calcinés avaient été trouvés en Israël et datés d'il y a 700 000 ou 800 000 ans.

« L'analyse recule de 300 000 ans le moment de l'utilisation du feu par l'homme, ce qui suggère que les ancêtres de l'homme, déjà du temps de l'Homo erectus, pouvaient avoir adopté le feu dans leur mode de vie », a estimé Michael Chazan, anthropologue à l'Université de Toronto et codirecteur du projet de recherche.

Outre les scientifiques de Toronto, l'équipe internationale à l'origine de l'étude comprend des experts de l'Université de Boston, de l'Académie des sciences de Heidelberg, en Allemagne, de l'Université hébraïque de Jérusalem et de l'Université du Witwatersrand à Johannesburg.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !