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Le gouvernement britannique critiqué sur sa volonté de surveiller Internet

Un clavier d'ordinateur

Un clavier d'ordinateur

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La volonté du gouvernement britannique d'accroître ses pouvoirs pour surveiller des échanges de courriels et de consultations de sites web est au coeur d'une vive polémique en Grande-Bretagne.

Les associations de défense des libertés publiques du pays ont critiqué les projets, révélés par le Sunday Times, portant sur de nouvelles réglementations et dont les détails n'ont pas encore été rendus publics.

Selon les nouvelles dispositions, les entreprises de services Internet devraient installer des équipements permettant au service de renseignements électroniques d'avoir accès en temps réel aux données concernant chaque message ou courriel envoyé, les sites Internet consultés et les appels téléphoniques composés.

Le directeur de l'association Big Brother Watch Campaign, Nick Pickles, y voit une surveillance semblable à celle pratiquée en Chine et en Iran.

Dans une déclaration à la BBC, David Davis, député à la Chambre des communes, se demande pourquoi le gouvernement veut « écouter tout le monde sans passer par un juge ou un mandat. » Selon lui, il s'agit « d'une extension inutile de la faculté qu'a l'État de fouiller dans la vie des gens.

En 2006, le gouvernement travailliste avait pris des mesures similaires avant de devoir abandonner en raison d'une forte opposition.

Au Canada, le projet de loi C-30, rebaptisé par le gouvernement « le projet de loi pour la protection des enfants contre les cyberprédateurs », a également provoqué un tollé du côté de l'opposition et de vives critiques dans les médias sociaux.

Avec cette future loi, le gouvernement veut notamment obliger les fournisseurs de services Internet et de cellulaires à dévoiler à la police - sans mandat judiciaire - une série d'informations informatiques permettant d'identifier une personne qui a commis ou est soupçonnée d'avoir commis un crime.

Mais selon les partis d'opposition, C-30 permet l'espionnage des Canadiens qui utilisent un téléphone cellulaire ou un ordinateur et constitue une atteinte indue à leur vie privée.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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