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Mères dépressives, ados à risque

Adolescent troublé

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

Les jeunes enfants dont la mère souffre de dépression présenteront eux-mêmes un risque accru de dépression à l'adolescence, révèle une étude menée par l'équipe du Pr Ian Colman de l'Université d'Ottawa.

Selon les chercheurs, un enfant peut vivre la dépression maternelle comme un traumatisme.

Par exemple, un enfant de 2 à 5 ans peut ressentir un sentiment de perte lorsque sa mère, principale fournisseuse de soins, devient dépressive.

L'absence de la mère alors qu'il traverse des moments importants de son développement social et cognitif peut avoir des répercussions à long terme sur sa santé mentale.

Pas moins de 937 enfants canadiens ont été suivis de la naissance à l'adolescence dans le cadre de cette étude.

Les résultats aideront à déterminer quels enfants sont susceptibles de souffrir de dépression durant leur adolescence. Ils permettront également aux intervenants d'agir auprès des enfants plus rapidement, avant que la dépression ne se manifeste dans toute son ampleur.

Le Pr Colman encourage les mères qui souffrent de dépression à aller chercher de l'aide.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue PLoS (Public Library of Science)

La dépression chez les jeunes

  • Les taux de dépression clinique sont peu élevés dans l'enfance et au début de l'adolescence, mais ils augmentent de façon importante à la fin de l'adolescence (environ 17 %).
  • Les filles sont plus nombreuses à souffrir de dépression que les garçons.
  • Au cours des cinquante dernières années, le suicide parmi les jeunes de 15 à 24 ans a augmenté substantiellement, particulièrement chez les jeunes hommes.
  • La majorité des adolescents décédés par suicide démontre l'évidence d'une dépression ou d'un autre trouble de l'humeur.
Sources : Institut Douglas

Santé