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Harcèlement sexuel : une ex-policière de Winnipeg joint le recours contre la GRC

L'ancienne policière Marge Hudson affirme avoir été victime de harcelèment sexuel et de racisme au sein de la GRC.

L'ancienne policière Marge Hudson affirme avoir été victime de harcelèment sexuel et de racisme au sein de la GRC.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une ancienne agente de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui dit avoir été victime de racisme et d'intimidation au travail a ajouté son nom à la liste des plaignantes d'un recours collectif contre la police fédérale.

Marge Hudson, de Winnipeg, a confirmé à CBC qu'elle a été approchée par les avocats de Vancouver et de Thunder Bay qui mènent le recours.

Elle a également confié être en train de préparer une déclaration.

L'équipe légale à l'origine du recours contre la GRC a déposé sa demande mardi matin en cour provinciale de la Colombie-Britannique. Une seule plaignante y est identifiée, soit Janet Merlo, ancienne agente basée à Nanaimo.

Toutefois, les avocats ont soutenu que jusqu'à 150 femmes ont signalé leur intention de joindre le recours, avec leurs propres allégations de harcèlement et de discrimination basée sur le sexe, au sein de la GRC.

« Je ne veux pas que cela soit passé sous silence, comme ce fut le cas durant mes 31 années passées dans la GRC. Je crois que les choses doivent changer dans la GRC » a indiqué Mme Hudson, tard mardi.

« Les femmes ne vont pas simplement disparaître [...] et ils doivent les traiter de façon équitable, ce que je sais qu'ils n'ont pas fait, » a ajouté Mme Hudson, qui évoque à preuve les 150 femmes qui seraient prêtes à témoigner.

Première policière fédérale autochtone

Marge Hudson a été la première agente d'origine autochtone dans la GRC au Manitoba, quand elle a été engagée en 1979.

Dans une entrevue accordée en décembre dernier, elle a affirmé avoir été victime de harcèlement sexuel, de racisme, de discrimination et d'intimidation par ses collègues.

Elle a dit n'avoir jamais été promue durant ses trois décennies passées dans le corps policier, alors que les agents non autochtones montaient les échelons.

Mme Hudson avait fini par quitter les rangs de la GRC en 2009.

Des appels de collègues qui se disent également victimes

Depuis qu'elle a partagé son histoire, l'ex-policière allègue avoir reçu plusieurs appels d'agents de la GRC, des femmes et des hommes qui prétendent avoir vécu des expériences similaires.

« Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai reçu l'appel d'un agent encore en fonction, qui se plaignait de harcèlement et de discrimination » a-t-elle déclaré.

« De toute évidence, la GRC n'a pas reçu le message. Ils continuent de balayer les problèmes sous le tapis, en pensant qu'ils vont simplement disparaître. »

Dans sa déclaration déposée à la cour, l'agente britanno-colombienne Janet Merlo, affirme avoir enduré 20 ans de harcèlement sexuel, de mauvaises blagues à connotation sexuelle, de commentaires lubriques et de double standard de la part de ses superviseurs masculins.

Aucune des allégations de Janet Merlo ou de Marge Hudson n'a été prouvée en cour.

Un juge devra délivrer une certification de recours collectif pour que la poursuite puisse être entamée, un processus qui peut s'étirer sur deux ans.

Malgré tout, Mme Hudson estime qu'il vaudra la peine d'attendre durant des années pour voir justice être rendue pour elle-même et pour les autres femmes qui se sont dites victimes de harcèlement dans la GRC.

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