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Les bienfaits et les risques des suppléments de vitamines

Une mère prépare les doses de vitamines pour sa famille.

Carrie Forsythe dispose de plus d'une vingtaine de suppléments de vitamines et minéraux, en capsules, en atomiseur ou sous forme liquide.

Radio-Canada

Alors que plus d'un Canadien sur six indique prendre des suppléments vitaminiques, certains ignorent que l'abus de ceux-ci peut être toxique.

Selon un sondage Ipsos Reid réalisé en 2010, 63 % des Canadiens ont déjà eu recours à des multivitamines, et l'industrie des comprimés de suppléments nutritifs génère trois milliards dans l'économie canadienne, chaque année.

Carrie Forsythe, une résidente de Winnipeg, est une de ces Canadiennes soucieuses de sa santé.

Elle se décrit comme vivant selon le mantra : « Tu es ce que tu manges ».

Aujourd'hui dans la quarantaine, elle dit avoir découvert qu'elle se sentait mieux qu'à ses 20 ans en prenant des suppléments de vitamines et minéraux.

Mme Forsythe justifie également l'importance qu'elle nourrit dans ces suppléments en invoquant sa propre enfance.

« Nous mangions des hot-dogs et du chocolat chauffé aux micro-ondes, ce que, j'en suis certaine, mes fils adoreraient » dit-elle en riant.

La mère de trois enfants a recours à deux douzaines de suppléments en capsules, sous forme liquide ou en atomiseur, qu'elle administre également à ses enfants.

Des risques associés aux doses massives

Avec la mise en marché de nouvelles marques de vitamines ou de minéraux, des études sont conduites pour mesurer les effets à long terme de la prise de ces suppléments.

Une étude, menée par des chercheurs américains de Cleveland, en Ohio, soutient que la prise de suppléments de vitamine E peut augmenter de 17 % le risque de cancer de la prostate.

Soumis à l'analyse d'un expert en nutrition, le régime de Carrie Forsythe est quelque peu critiqué.

« Tout dépend de la physionomie de l'individu, mais on peut probablement se passer de suppléments en si grande quantité », a jugé Peter Jones, directeur du Centre Richardson de recherche sur les aliments fonctionnels et nutraceutiques, à Winnipeg.

Selon le Dr Jones, une alimentation équilibrée fournit déjà une grande partie de l'apport vitaminique nécessaire, mais les suppléments ne sont pas à proscrire, pour peu qu'on ne les prenne pas en doses massives.

L'expert cite particulièrement les vitamines A et D, qui peuvent s'accumuler dans le foie.

Santé Canada prévient d'ailleurs les Canadiens de ne pas excéder 4000 unités internationales de vitamines D par jour et recommande une dose quotidienne 10 fois moins importante.

De plus, les utilisateurs de suppléments doivent se renseigner sur l'interaction qui peut exister entre les vitamines et minéraux qu'ils ingèrent et les médicaments qui leur sont prescrits.

« Pour des médicaments comme les antibiotiques, il faut vérifier avec son médecin », conseille le Dr Jones, qui ajoute que les suppléments peuvent réduire l'effet des médicaments, ou causer des maladies du foie.

Carrie Forsythe dit qu'elle respecte les dosages recommandés et qu'elle continuera à prendre des suppléments, puisqu'elle en voit l'effet sur sa santé. Elle se dit moins souvent malade et plus énergique.

« Si vous avez une bonne base alimentaire, vous ne tombez pas malade », estime la Winnipégoise.

Manitoba

Santé