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Mission en Antarctique concluante pour un chercheur de l'Université de Sherbrooke

Le professeur Alain Royer de l’Université de Sherbrooke

Le professeur Alain Royer de l’Université de Sherbrooke

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De retour de l'Antarctique depuis quelques jours, le professeur Alain Royer de l'Université de Sherbrooke qualifie de « très concluante » la mission scientifique réalisée là-bas dans le cadre du projet franco-québécois Bipôle.

L'objectif de cette mission était de développer de nouvelles méthodes pour suivre et analyser l'évolution des impacts du réchauffement climatique sur les pôles au moyen de la télédétection satellite.

« L'une des originalités du projet est de pouvoir faire exactement le même type de mesures dans deux environnements polaires complètement différents », croit-il.

En mars 2011, l'équipe avait mené une première expédition sur la calotte glaciaire Barnes en Arctique.

Cette fois-ci, le chercheur revient de l'Antarctique. « Jusqu'à aujourd'hui, ce type de données n'avait jamais été prélevé sur le continent de l'Antarctique et la variabilité observée à l'intérieur d'un même périmètre s'est révélée beaucoup plus importante que l'on ne pensait. »

La grande variété des données obtenues sur les deux extrémités du globe est très concluante pour les chercheurs puisqu'elle leur permettra de mettre au point un modèle mathématique encore plus fiable, de façon à prédire dans combien d'années les pôles seront dépourvus de neige.

Fabuleuse, mais épuisante aventure

Pour se rendre sur les lieux où la recherche avait lieu, le professeur Royer a dû faire un long voyage. Après un vol de 25 heures d'avion entre Vancouver et Sydney, l'homme s'est rendu en Tasmanie, au sud de l'Australie pour rejoindre la base française de Dumond d'Urville, en Terre Adélie. C'est à bord du brise-glace français l'Astrolab que cette portion de voyage, qui dure huit jours, a été faite.

Pendant la traversée, les vagues rencontrées pouvaient atteindre 8 m de haut et le vent atteignait les 30 noeuds.

Arrivé sur la terre, le chercheur a attendu cinq jours qu'un petit avion vienne le chercher pour le déposer à sa destination finale, à Dôme Concordia, au centre-est du continent.

Au total, il aura fallu 20 jours de voyage pour que Jean Royer atteigne sa destination finale.

Le retour a été tout autant éprouvant. Profitant d'un « raid logistique » (un convoi terrestre qui alimente la base de Dôme Concordia en carburant et nourriture trois fois par été) pour rentrer, l'homme a tout d'abord voyagé pendant dix jours 10 jours à bord 'un énorme Caterpillar. « À 10 km/h, on faisait une centaine de kilomètres par jour entre 8 h et 20 h! », raconte-t-il.

Pour couronner le tout, le chercheur s'est retrouvé au milieu d'une tempête où des vents atteignaient les 100 km/h et où la visibilité était nulle.

« Ce fut quand même une expérience fabuleuse, mais épuisante », conclut-il.

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