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Budget 2012-13 : la Grande-Bretagne à l'heure de la rigueur

Big Ben, à Londres
Le budget 2012-13 de la Grande-Bretagne vise le retour à l'équilibre budgétaire en 2017. Photo: AFP / DAMIEN MEYER
Radio-Canada

Le gouvernement de James Cameron a déposé mercredi son troisième budget consécutif placé sous le signe de l'austérité. L'objectif d'éradiquer le déficit budgétaire en l'espace de cinq ans reste d'actualité, a déclaré le ministre des Finances de la Grande-Bretagne, George Osborne.

« Nous sommes bien placés pour respecter ce mandat et éliminer le déficit courant structurel d'ici 2016-2017 », a affirmé le chancelier de l'Échiquier à l'occasion de la présentation du budget au Parlement. Conjonction d'une baisse des recettes fiscales et d'une hausse des dépenses publiques, ce déficit a atteint un niveau record en février, et devrait encore représenter 7,6 % du produit intérieur brut (PIB) britannique l'an prochain.

Un tel niveau d'endettement va laisser la Grande-Bretagne sous la pression des agences de notation financière, qui envisagent de faire perdre au pays son précieux AAA. Une note qui lui permet actuellement de financer sa dette à des taux avantageux.

Les nouvelles prévisions officielles présentées mercredi confirment en outre que la croissance devrait rester en berne, privant le gouvernement de précieuses recettes. Le pays devrait néanmoins éviter la récession, son économie devant croître de 0,8 % cette année.

Dans ce contexte, le budget présenté mercredi prévoit toutefois de diminuer l'impôt sur le revenu et d'accélérer la réduction de l'impôt sur les sociétés (IS). Ces mesures seront financées grâce à la taxation des banques et des riches propriétaires fonciers.

Baisses d'impôts

En dépit de la controverse suscitée par cette mesure, George Osborne a confirmé l'abaissement de 50 % à 45 % du taux d'imposition sur les revenus annuels supérieurs à 150 000 livres (236 000$). Le taux actuel, fixé par le précédent gouvernement travailliste, est inefficace fiscalement et il « fait du tort à l'économie britannique et handicape sa compétitivité », a justifié le ministre, assurant que les riches paieraient au total plus d'impôts grâce à d'autres mesures, notamment contre l'évasion fiscale.

Dans le même temps, le seuil minimal d'imposition est porté à 9 205 livres (14 495$), un relèvement plus élevé que prévu. Malgré ce geste en direction des ménages modestes, le chef de l'opposition travailliste, Ed Miliband, a dénoncé « un budget pour les millionnaires et qui écrase les classes moyennes ».

« La décision va enchanter les magnats des affaires et la droite du parti conservateur, et va améliorer significativement les finances des 1 % les plus riches de la population », a aussi jugé le Financial Times, le quotidien de la City.

Pour encourager la croissance et les investissements étrangers, le taux de l'impôt sur les sociétés sera par ailleurs ramené de 26 % à 24 % dès le mois prochain et à 22 % d'ici 2014.

Ces différentes mesures sont financées par un nouveau droit de timbre de 7 % perçu sur les ventes de biens fonciers et immobiliers dépassant les deux millions de livres (3,1 millions de dollars). La taxe sur les banques sera également portée à 0,105 % à compter de janvier 2013, afin que la réduction de l'IS ne profite pas aux institutions bancaires, a précisé le ministre des Finances.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Économie