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Des hausses jugées insuffisantes en éducation

Enfants à l'école

Enfants à l'école

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Québec prévoit dans son budget 2012-2013 une augmentation de 342 millions de dollars des sommes allouées au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, soit une hausse de 2,2 % par rapport à l'année précédente, ce que les principaux syndicats de l'enseignement jugent insuffisant.

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) déplore dans un communiqué que « pas plus de 223 millions de dollars sont ajoutés dans le financement des réseaux de l'éducation préscolaire, primaire et secondaire, pour mener à bien leur mission en 2012-2013, soit une augmentation d'à peine 2,5 %. »

« Ces sommes sont trompeuses. D'abord, elles ne font que mettre à jour des mesures adoptées par le gouvernement antérieurement et n'ajoutent pas d'argent supplémentaire dans le réseau. Ensuite, elles ne suffiront pas à ce dernier pour assurer son fonctionnement minimal », affirme le président de la FAE, Pierre St-Germain.

« En fait, le gouvernement Charest déguise ainsi de nouvelles coupes estimées à 150 millions de dollars en demandant aux commissions scolaires d'assurer leur propre fonctionnement, alors qu'il les a déjà soumises à des réductions administratives et des compressions de 170 millions de dollars dans la dernière année », déplore M. St-Germain.

De son côté, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) s'est dite déçue de constater que d'autres compressions budgétaires en éducation s'ajoutent à celles déjà annoncées au cours des derniers mois. « Il s'agit d'un manque à gagner de 230 millions, notamment plus de 100 millions dans les réseaux scolaires primaire et secondaire, en comparaison à l'évolution des budgets de la dernière décennie », peut-on lire dans un communiqué.

La CSQ est aussi déçue de constater qu'aucune nouvelle somme n'est prévue pour améliorer l'offre de service des cégeps éloignés des grands centres.

La FEA et la CSQ font toutes deux remarquer que le mot « éducation » ne figure nullement dans le discours du ministre des Finances, Raymond Bachand, alors que le gouvernement avait annoncé l'an dernier que l'éducation figurerait au premier rang des grandes priorités de son gouvernement.

L'Association québécoise des directions d'écoles du Québec (AQPDE) déplore de son côté « des coupes de 100 millions de dollars aux commissions scolaires qui auront indéniablement un impact éventuel sur les services directs aux élèves, alors que le gouvernement continue à vouloir imposer les tableaux interactifs en dépensant 38,4 millions de dollars pour les installer dans les classes ».

L'AQPDE juge de plus que Québec n'en fait pas suffisamment dans la lutte à l'intimidation à l'école.

La Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) croit elle aussi que l'accroissement de 2,2 % des dépenses du ministère par rapport à l'an dernier ne sera pas suffisant pour répondre aux besoins des élèves, notamment pour améliorer la réussite et la persévérance scolaires.

Universités

Tel qu'annoncé, le gouvernement de Jean Charest maintient dans son nouveau budget la hausse des droits de scolarité de 325 $ par année, à compter de l'automne 2012. Il ajoute un peu d'argent pour le fonctionnement des universités, ainsi qu'une mesure incitant les nouveaux diplômés à retourner travailler en régions.

Le maintien de la décision de hausser les droits de scolarité a été vivement critiqué par la Fédération étudiante universitaire du Québec, la Fédération étudiante collégiale du Québec et la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante.

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